Nouvelle plainte contre Jean-Marc Morandini pour tentative de corruption de mineurs

La situation de Jean-Marc Morandini, animateur de télévision controversé, prend un tournant décisif. Après une série de condamnations judiciaires devenues définitives en janvier 2026, il fait face à de nouvelles accusations qui ravivent les tensions autour de son image publique et de sa présence à l’antenne.

EN BREF

  • Jean-Marc Morandini a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour travail dissimulé.
  • Une nouvelle plainte pour « tentative de corruption de mineurs » a été déposée par un plaignant de 31 ans.
  • Morandini reste à l’antenne de CNews malgré ces accusations, provoquant un malaise au sein de la chaîne.

Il y a quelques semaines, la décision de la justice a provoqué une onde de choc. Jean-Marc Morandini, bien connu pour ses interventions médiatiques, a vu ses condamnations devenir définitives suite à un désistement de son pourvoi en cassation. En appel, il a été reconnu coupable de travail dissimulé, entraînant une peine de dix-huit mois de prison avec sursis et une obligation de suivi psychologique. Sa société, Ne Zappez Pas, a également été condamnée à une amende de 50 000 euros.

Malgré ces révélations, la chaîne CNews a décidé de maintenir Morandini à l’antenne, en dépit de sa promesse antérieure de ne plus le faire intervenir en cas de condamnation. Cette décision a suscité un malaise croissant au sein de la rédaction, aggravé par le remplacement de Sonia Mabrouk.

Le 4 février, l’affaire a pris une nouvelle ampleur avec la révélation par Mediapart d’une plainte pour « tentative de corruption de mineurs ». Le plaignant, prénommé Simon, âgé de 31 ans, relate des faits remontant à 2012, lorsqu’il était âgé de 17 ans. À l’époque, Morandini était une figure bien établie des médias, actif sur Europe 1 et NRJ 12. Simon raconte avoir contacté Morandini sur Twitter pour lui exprimer son admiration, ce à quoi l’animateur a répondu en lui fournissant son adresse e-mail et son numéro de WhatsApp.

Les échanges, qui avaient débuté sur un ton amical, ont rapidement pris une tournure inquiétante. Simon se souvient que Morandini a commenté son apparence, insinuant qu’il semblait beaucoup plus jeune que son âge. Les demandes de photos sont devenues insistantes, Morandini lui demandant des photos dénudées à plusieurs reprises. Des messages, comme celui où il écrivait : « Tu penseras à me faire des photos de ton programme du soir. Doucher, coucher, toucher », sont devenus particulièrement troublants.

La tournure des échanges a atteint un point critique lorsque Simon a tenté de lui souhaiter un bon anniversaire. Morandini a alors fait une remarque troublante sur les « bisous en vrai » et a rappelé que la majorité sexuelle en France était de 15 ans. Cette dynamique a conduit Simon à refuser une proposition de stage avec Morandini, qu’il décrit comme dérangeante, ponctuée d’allusions sexuelles inappropriées.

Le courage de Simon de porter plainte aujourd’hui est en partie motivé par le contexte judiciaire, d’autant plus qu’il se sent rassuré par la condamnation de Morandini. Il espère que sa démarche pourra encourager d’autres victimes à se manifester. Contactés par Mediapart, ni le parquet de Lille ni Morandini n’ont souhaité faire de commentaire.

Alors que l’animateur continue d’occuper une place à l’antenne, l’affaire soulève des questions sur la responsabilité des médias face à des personnalités publiques engagées dans des comportements controversés. La crise qui secoue CNews s’intensifie, alimentant les interrogations sur l’avenir de Morandini dans le paysage médiatique.