Panique à Dubaï : des touristes confondent le canon de l’iftar avec une attaque

Un dîner en terrasse à Dubaï a récemment tourné au drame pour des touristes, lorsque le retentissement d’un canon a plongé les clients dans la panique. Alors qu’ils savouraient des assiettes de mezze et filmaient un coucher de soleil, un grondement soudain a fait vibrer les vitres, provoquant une réaction instinctive de peur chez certains d’entre eux.

EN BREF

  • Des touristes paniqués à Dubaï lors du tir du canon de l’iftar
  • Confusion entre le bruit du canon et une éventuelle attaque
  • Le canon du Ramadan marque la fin du jeûne quotidien

Les images de cet incident, largement partagées sur les réseaux sociaux, montrent des clients se précipitant vers la sortie, certains se jetant sous les tables, persuadés qu’une frappe venait de toucher la ville. Dans un contexte où la tension règne dans le ciel, chaque bruit fort suscite des réactions vives. Les clients, déjà inquiets après avoir entendu parler de frappes iraniennes dans le Golfe, ont confondu le son avec celui d’un missile.

Le personnel du restaurant s’est empressé de rassurer les clients, répétant : « Ramadan, Ramadan… pas de problème ». Ce bruit, loin d’être une menace, était en réalité le tir quotidien qui annonce la rupture du jeûne, un rituel profondément ancré dans la culture locale des Émirats.

Depuis le début de l’année 2026, les Émirats arabes unis se trouvent sous la menace de frappes iraniennes, ce qui a intensifié le climat d’alerte dans la région. À Dubaï et Abou Dhabi, des explosions ont été entendues, et les systèmes de défense anti-aérienne ont été activés, faisant craindre le pire à la population. Le bilan évoque déjà trois morts et 58 blessés, augmentant la tension dans un pays où le calme est souvent la norme.

Le canon du Ramadan à Dubaï est tiré chaque soir juste avant la prière du Maghrib, signalant la fin du jeûne. Un seul coup indique qu’il est temps de manger, tandis que deux coups marquent le début du Ramadan ou de l’Aïd. Cette tradition remonte aux années 1960, à une époque où les haut-parleurs de mosquées n’étaient pas encore omniprésents.

Aujourd’hui, la police de Dubaï tire des cartouches à blanc depuis des lieux emblématiques tels que Burj Park ou Expo City, produisant un bruit qui peut atteindre 170 décibels à proximité. Pour les visiteurs peu familiarisés avec la ville, la distinction entre un tir rituel et une attaque réelle peut s’avérer difficile.

Il est donc conseillé aux voyageurs de repérer à l’avance sur une carte les principaux sites de tir de canon proches de leur hébergement. En cas de doute, il est toujours préférable de demander des informations au personnel local et de suivre les consignes des autorités.

La situation à Dubaï illustre bien les défis auxquels sont confrontés les touristes dans des régions où la sécurité est un sujet sensible. La méfiance peut facilement s’installer, mais la compréhension des traditions locales peut aider à apaiser les craintes.