Pâques 2026 : Léon XIV célèbre une messe sous l’ombre de la guerre au Moyen-Orient

Ce dimanche, Léon XIV, le premier pape américain, a officié la messe de Pâques à la place Saint-Pierre au Vatican, une célébration marquée par la gravité du conflit au Moyen-Orient. Cette année, la fête chrétienne la plus importante est assombrie par des tensions et des restrictions qui touchent particulièrement les fidèles de la région.

EN BREF

  • Léon XIV a célébré Pâques pour la première fois à Rome.
  • Les célébrations sont impactées par la guerre au Moyen-Orient.
  • Des restrictions sévères limitent les rassemblements dans les lieux saints.

La messe a débuté à 08H30 GMT, précédée de la traditionnelle Vigile pascale, où le pape a dénoncé les divisions causées par la guerre. Dans son homélie, il a appelé à la paix, espérant un « monde nouveau, de paix et d’unité ». Ses mots ont résonné avec une intensité particulière cette année, alors que des millions de chrétiens dans le monde font face à des circonstances tragiques.

À Jérusalem, les célébrations liturgiques au sein de la basilique du Saint-Sépulcre, un lieu central pour les chrétiens, se sont tenues à huis clos en raison des restrictions imposées depuis le début du conflit avec l’Iran, déclenché le 28 février. Les fidèles, privés de leur lieu de culte, expriment leur désarroi. Jack Straw, un habitant de la vieille ville, a déclaré : « C’est triste… Le Sépulcre est vide. C’est le symbole de l’événement le plus important de l’histoire chrétienne ».

Le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, a également souligné l’impact de ces événements dans son discours, déplorant le silence qui règne sur cette terre sainte déchirée par la guerre. Il a lui-même été empêché d’entrer dans la basilique la semaine précédente, incident qui a suscité l’indignation internationale.

La situation au Liban est tout aussi préoccupante. Les localités chrétiennes du sud, notamment Debel, sont touchées par des bombardements incessants, rendant les célébrations de Pâques particulièrement difficiles. Joseph Attieh, un responsable local, a partagé son inquiétude quant à la sécurité des habitants, affirmant que « les gens sont terrifiés » et que les bombardements n’ont pas cessé.

Malgré ces circonstances dramatiques, les messes de Pâques se poursuivent dans certaines régions. À Debel, les habitants s’accrochent à leur foi, espérant que l’aide humanitaire arrivera en temps voulu, et le nonce apostolique sera présent pour apporter soutien et réconfort.

À Dubaï, les messes ont été annulées suite à des directives gouvernementales, tandis qu’à Damas, les célébrations sont limitées par des tensions locales. Cette atmosphère tendue contraste avec les souvenirs de l’année précédente, où le pape François avait fait sa dernière apparition publique lors de Pâques, avant sa mort en 2025.

Le pape Léon XIV, à travers sa liturgie, tente de transmettre un message d’espoir et de résilience. En revenant à une forme de liturgie classique, il cherche à ancrer son pontificat dans la tradition tout en répondant aux défis contemporains. La volonté de célébrer Pâques, même dans des conditions difficiles, témoigne d’une foi indéfectible dans des temps sombres.