Pascal Praud dénonce les ventes des livres de Jean-Michel Aphatie sur Europe 1

Sur les ondes d’Europe 1, Pascal Praud a récemment exprimé ses critiques acerbes à l’égard des ventes de livres de certains journalistes, dont Jean-Michel Aphatie. Le ton provocateur du polémiste a suscité des réactions, alors qu’il comparait les succès littéraires de figures publiques. En mettant en lumière les chiffres de vente, il a questionné la qualité de l’offre littéraire proposée par certains professionnels du journalisme.

EN BREF

  • Pascal Praud critique les faibles ventes du livre de Jean-Michel Aphatie.
  • Il compare ces chiffres aux succès de l’ancien président Nicolas Sarkozy.
  • Aphatie a vendu seulement 2 397 exemplaires de son livre.

Lors de son émission, Pascal Praud a mis en avant le succès du dernier ouvrage de Nicolas Sarkozy, qui a écoulé 98 610 exemplaires en seulement quatre jours. Il a souligné que ces chiffres reflètent un intérêt réel du public pour certaines publications, contrastant fortement avec les résultats décevants d’Aphatie. Ce dernier, avec son livre intitulé T’es une merde, frère. Signé Hanouna, n’a réussi à vendre qu’environ 2 397 copies, malgré une promotion conséquente dans les médias.

« Cela me fait doucement rire, a déclaré Praud. Quand un livre intéresse les gens, ils l’achètent. C’est que l’offre n’est peut-être pas bonne. Jean-Michel Aphatie, sa mère lui a acheté son livre, son frère aussi… Je crois qu’il en a vendu douze. » Une provocation qui a mis en lumière les défis auxquels sont confrontés certains journalistes lorsqu’il s’agit de capter l’attention du public.

Praud a également évoqué d’autres flops littéraires de la rentrée, en mentionnant l’ancienne patronne de France Inter, dont le livre s’est vendu à seulement 700 exemplaires. Ces comparaisons, éloquentes, soulèvent des questions sur la pertinence et l’attrait des œuvres proposées par certains journalistes.

En parallèle, l’ancien président Nicolas Sarkozy, qui a récemment fait l’objet d’une condamnation pour des faits liés au financement libyen, a su transformer son expérience en prison en un récit littéraire. Bien que sa période d’incarcération ait été éprouvante, il a souligné l’importance de l’écriture pour affronter ces moments difficiles. « J’oublie le silence qui n’existe pas à la Santé où il y a beaucoup à entendre. Le bruit y est hélas constant. À l’image du désert, la vie intérieure se fortifie en prison », a-t-il expliqué, révélant ainsi une facette plus personnelle de son incarcération.

La juxtaposition entre les succès littéraires de Sarkozy et les échecs d’Aphatie soulève des interrogations sur les attentes du public face aux publications des figures médiatiques. Alors que certains trouvent un moyen de se réinventer et de toucher un large public, d’autres semblent peiner à captiver leur audience. Ce débat sur la valeur des œuvres littéraires et l’impact de la notoriété sur les ventes est plus que jamais d’actualité.

En définitive, les propos de Pascal Praud sur Europe 1 viennent rappeler que le monde de l’édition peut être impitoyable, même pour les journalistes les plus établis. Les chiffres de vente, souvent révélateurs de l’intérêt du public, peuvent aussi être un indicateur de la pertinence des messages véhiculés par ces auteurs. La question demeure : quel avenir pour les livres de journalistes si l’engouement du public ne suit pas ?