Patrick Balkany ému par la disparition d’André Santini, maire emblématique

La scène politique des Hauts-de-Seine est en deuil suite au décès d’André Santini, ancien maire d’Issy-les-Moulineaux, survenu ce lundi 1er juin à l’âge de 85 ans. Patrick Balkany, ancien maire de Levallois-Perret et ami proche de Santini, a partagé son émotion et ses souvenirs d’un homme qui a marqué la politique locale pendant des décennies.

EN BREF

  • André Santini, ancien maire d’Issy-les-Moulineaux, est décédé à 85 ans.
  • Patrick Balkany évoque leur amitié et l’impact de Santini sur la vie politique locale.
  • Santini avait un souhait : mourir dans son bureau, symbole de son dévouement à sa ville.

André Santini était une figure incontournable de la politique dans les Hauts-de-Seine, aux côtés de personnalités telles que Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy. Patrick Balkany, qui a eu le privilège de partager de nombreux moments avec lui, se remémore leur dernière rencontre. « J’ai déjeuné avec lui avant qu’il parte à l’hôpital, avant l’élection », raconte-t-il, visiblement touché par cette perte.

« Je savais qu’il était en fin de vie. Il a eu une attitude très courageuse. C’était un grand maire, un élu remarquable, très proche de sa population. Même diminué, il a été réélu, ce qui témoigne de l’attachement des habitants à sa personne », souligne Balkany, rendant hommage à l’engagement de son ami envers les citoyens d’Issy-les-Moulineaux.

Une amitié scellée par la passion

Leurs liens étaient également renforcés par une passion commune pour les cigares. Ensemble, ils avaient fondé l’association des « Fumeurs de Havane », un club parlementaire qui a rassemblé de nombreux élus dans les années 1990. « Des voyages à Cuba et à Genève, entre autres, resteront gravés dans ma mémoire. Ces moments d’amitié avec toute une bande de députés étaient précieux », ajoute Balkany, sa voix trahissant la mélancolie.

La disparition de Santini laisse un vide dans le paysage politique local. « Ça m’attriste de le voir partir, mais vivre dans un tel état de souffrance n’était plus possible », confie Balkany. Ce dernier se rappelle l’échange téléphonique qu’ils ont eu après l’élection, où Santini, déjà affaibli, avait une voix différente, signe de sa condition déclinante.

Un dernier souhait pour un homme dévoué

Le désir de Santini de continuer à servir sa ville, même face à la mort, est révélateur de son dévouement. « Il avait toujours voulu mourir dans son bureau… Il voulait que ça se termine comme cela. Sa ville, c’était sa vie », conclut Balkany, rappelant le lien indéfectible qui unissait Santini à sa fonction de maire.

André Santini laisse derrière lui un héritage marqué par son engagement et son amour pour sa ville. La nouvelle de son décès a suscité une vague d’émotion non seulement chez ses proches, mais également parmi les habitants d’Issy-les-Moulineaux, qui se souviendront de lui comme d’un homme dévoué et passionné par son rôle d’élu.