Patrick Sébastien vend sa maison à Boulogne-Billancourt pour un cabaret en Corrèze

Patrick Sébastien, visage emblématique de la télévision française, amorce un tournant décisif dans sa vie professionnelle et personnelle. À 72 ans, l’animateur et chanteur a pris la décision de vendre sa résidence principale, située à Boulogne-Billancourt, pour financer l’ouverture de son cabaret, baptisé « Chez Patoche », en Corrèze. Ce projet artistique, qui lui tient à cœur, marque une volonté de se consacrer pleinement à un univers intimiste et convivial, loin des tumultes parisiens.

EN BREF

  • Patrick Sébastien vend sa maison pour financer un cabaret en Corrèze.
  • Le cabaret « Chez Patoche » sera inauguré le 19 novembre 2026.
  • Ce projet artistique reflète son désir de vivre en pleine nature et de se rapprocher de ses racines.

Le choix de Patrick Sébastien de se retirer dans le Lot, à La Chapelle-aux-Brocs, s’inscrit dans une démarche réfléchie, visant à établir un lieu unique où il pourra animer des spectacles joyeux tous les week-ends. « Je vends ma maison à Paris pour payer ce cabaret. J’ai envie de finir mes jours là-dedans », déclare-t-il, mettant en lumière son engagement personnel dans cette aventure. Malgré une carrière qui s’étend sur plus de cinquante ans, l’artiste souligne l’importance de ce projet, qu’il considère comme un véritable défi financier.

« Je ne reviendrai pratiquement plus. Quand ce sera le cas, j’irai à l’hôtel », confie-t-il, illustrant ainsi son souhait de tourner le dos au tumulte de la vie parisienne. Ce déménagement vers la campagne lotoise n’est pas qu’un simple changement de décor, mais une quête de sérénité, loin des médias et des violences qui peuvent l’entourer. « J’ai envie d’en faire un endroit culte », résume-t-il, évoquant son désir de créer un espace à la fois artistique et apaisant.

La relation de Patrick Sébastien avec le Lot est profondément ancrée dans son histoire personnelle. Depuis 1978, il possède une ferme à Martel, entourée de 35 hectares de nature, un lieu qu’il a acquis pour un prix modique à l’époque. Cette propriété, avec sa piscine et son terrain de tennis, représente son besoin de tranquillité et de liberté. « Il me reste à mourir peinard ici, chez moi à Martel, dans la nature et le silence. J’y suis bien », confie-t-il à Télé-Loisirs, témoignant de son attachement à cette terre.

Le retour dans le Lot est également chargé d’émotion, puisque c’est là qu’il a souhaité rapatrier la dépouille de son fils Sébastien, tragiquement décédé dans un accident de moto. Ce geste témoigne d’un lien indéfectible avec la région et d’un besoin de rendre hommage à ses racines. « J’irai le rejoindre bientôt. On sera très bien tous les deux », partage-t-il, évoquant l’intimité de ce retour aux sources.

Patrick Sébastien envisage également l’ouverture de son cabaret comme une manière de dynamiser le tissu local. Le maire de La Chapelle-aux-Brocs se réjouit de cette initiative qui devrait attirer des visiteurs et donner un nouvel élan à la région. Pour l’artiste, il s’agit d’un geste de gratitude envers un village qui lui a tant donné. « Je me dis que plein de gens viendront dans le village, iront voir les commerçants… C’est rendre à mon village ce qu’il m’a donné », explique-t-il.

À l’aube de ses 73 ans, Patrick Sébastien continue de se réinventer. Son cabaret, « Chez Patoche », est présenté comme « le plus petit cabaret du monde », un espace où il promet d’être présent « du début à la fin », avec la même passion qu’à ses débuts. Bien que ce projet soit annoncé comme son dernier, il n’en demeure pas moins fidèle à ses valeurs : sincérité, plaisir de partager, et volonté de mettre en avant les talents des autres.

En se rapprochant de son public dans un cadre intimiste, Patrick Sébastien parvient à maintenir un lien privilégié tout en préservant sa liberté. Les spectacles se poursuivront jusqu’au 31 mai, après quoi il prévoit quelques escapades estivales « sur les routes », avant de revenir à Martel. Cette transition, bien que marquée par un changement radical de vie, s’inscrit dans la continuité de sa quête de sens et de transmission, loin des feux médiatiques.