Pauline Al Said, anciennement enseignante en criminologie à Bath Spa University, est au cœur d’une affaire qui interpelle le Royaume-Uni. À seulement 36 ans, elle se retrouve dans une position délicate après avoir été condamnée pour des vols à répétition dans des supermarchés. Se décrivant elle-même comme la « voleuse la plus chic de Grande-Bretagne », son histoire commence à faire le tour des médias, notamment à travers un article du Mail on Sunday.
EN BREF
- Pauline Al Said, ancienne prof de criminologie, condamnée pour vols à répétition.
- Menacée d’expulsion par le ministère de l’Intérieur britannique.
- Elle doit décider d’un recours avant le mois prochain pour éviter de quitter le pays.
Cette affaire a débuté avec une série de six visites dans un supermarché Sainsbury’s de Southampton, où elle a dérobé des produits d’une valeur de 11 964 £ entre juin 2024 et juillet 2025. Son dernier passage devant la justice a eu lieu en janvier 2026, où elle a été reconnue coupable par la Southampton Crown Court. Le juge Gary Lucie lui a imposé une peine de 44 semaines de prison, assortie d’un sursis de 18 mois, en soulignant que ses actes étaient motivés par un besoin de financer des addictions.
Au-delà de cette condamnation, Pauline Al Said a également été bannie de Sainsbury’s pour une durée de 18 mois et doit suivre un programme de réhabilitation de 28 jours. Son avocate a évoqué son parcours académique et a souligné qu’elle devrait être consciente des conséquences de ses actes, ce qui ajoute une dimension particulière à son histoire.
Les antécédents criminels de Pauline Al Said ne s’arrêtent pas là. En 2024, elle avait déjà été condamnée pour des vols chez Waitrose et Marks & Spencer, totalisant environ 1 000 £ de marchandises. Son premier vol remonte à décembre 2021, dans une pépinière à Horsham, dans le West Sussex. Au total, ses vols à l’étalage atteignent près de 13 000 £.
La situation personnelle de Pauline Al Said a également été mise en lumière. Après avoir mis fin à son mariage, son ex-mari a plaidé non coupable à plusieurs accusations, tandis qu’elle tente de tourner la page de ses problèmes de dépendance. Sous son nom de jeune fille, Tusien, elle offre désormais des services de coaching de vie et de carrière, un contraste frappant avec son passé.
Face à cette situation, le ministère de l’Intérieur britannique lui a adressé un message clair : si elle ne dépose pas un recours avant le mois prochain, elle sera expulsée du Royaume-Uni. Bien qu’elle ait fait valoir ses droits humains en invoquant ses liens familiaux dans le pays, cela n’a pas suffi à convaincre les autorités. Un agent a tranché en faveur de l’expulsion, arguant que l’intérêt public prime sur ses droits à une vie privée et familiale.
Le choix de Pauline Al Said est désormais crucial : elle doit décider si elle souhaite contester cette décision ou laisser passer le délai, ce qui entraînerait son expulsion. Ce qui rend son cas encore plus intéressant, c’est le décalage entre le montant des vols commis et la sanction encourue. Avec près de 12 000 £ de marchandises volées, la possibilité d’une expulsion semble disproportionnée par rapport à sa peine de prison avec sursis.
Les prochaines semaines seront déterminantes. D’une part, la question du recours doit être résolue. D’autre part, sa condamnation reste en suspens, et toute nouvelle infraction pourrait remettre en cause son sursis. Enfin, son image publique et son engagement dans un parcours de réhabilitation seront également scrutés.
Dans un contexte où les affaires judiciaires peuvent rapidement devenir des sujets de débat public, la situation de Pauline Al Said soulève des questions sur la réinsertion des condamnés et les implications de leurs actes sur leurs vies personnelles et professionnelles. Le mois prochain pourrait donc être un tournant décisif pour celle qui, d’un poste universitaire prestigieux, se retrouve sur le fil du rasoir, entre vol et expulsion.