Le procès des présumés membres de la DZ Mafia a pris une tournure décisive ce dimanche, avec des demandes de peine sévères formulées par l’avocate générale. Gabriel Ory, considéré comme l’un des chefs du groupe criminel, risque une peine de prison à perpétuité, tandis qu’Amine Oualane, son complice présumé, pourrait écoper de 18 ans de réclusion.
EN BREF
- Peine de perpétuité requise pour Gabriel Ory, 18 ans pour Amine Oualane.
- Les deux hommes sont accusés d’avoir orchestré un double assassinat en 2019.
- Le procès a débuté le 23 mars et devrait se conclure prochainement.
Ces réquisitions s’inscrivent dans le cadre d’une affaire tragique remontant au 30 août 2019, lorsque les corps de deux hommes ont été découverts dans une chambre d’hôtel près de Marseille. Les victimes, Farid Tir, un homme de 29 ans récemment libéré de prison, et son ami Mohamed Benjaghlouli, semblent avoir été pris dans un règlement de comptes lié à des rivalités dans le trafic de drogue.
Karim Harrat et Walid Bara, soupçonnés d’être les commanditaires de ce double meurtre, font également face à des demandes de réclusion à perpétuité. Notamment, un mandat d’arrêt a été émis contre Walid Bara, actuellement en fuite. L’avocate générale a souligné l’importance de rappeler aux accusés, souvent décrits comme des « détenus particulièrement surveillés », qu’ils doivent être jugés comme tout autre justiciable, malgré leur passé criminel.
Les implications de cette affaire vont au-delà de la simple justice pour les victimes. L’avocate a insisté sur la valeur de la vie humaine et sur la nécessité d’imposer des limites aux agissements violents des jeunes issus des cités marseillaises. Elle a fait état d’une évolution alarmante, où de jeunes délinquants passent de la petite criminalité à des actes de grande envergure.
Gabriel Ory et Amine Oualane, en détention depuis plusieurs années, sont soupçonnés de diriger depuis leur cellule ce réseau criminel qui a pris de l’ampleur à Marseille, s’étendant désormais à d’autres activités illégales, notamment le racket. Ce procès n’est pas seulement une affaire de justice pour des meurtres, mais un révélateur d’un phénomène criminel plus vaste, impliquant des réseaux organisés.
Les événements du procès, qui a connu de nombreux retards en raison d’incidents en audience, se poursuivent avec l’ultime phase des plaidoiries. L’issue de ce procès pourrait avoir des répercussions significatives sur la lutte contre la criminalité organisée à Marseille et au-delà.