Peter Mandelson arrêté pour des liens avec Jeffrey Epstein

Le 6 février 2026, Peter Mandelson, ancien ministre et ambassadeur britannique, a été arrêté à Londres dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de transmission d’informations sensibles au financier américain Jeffrey Epstein, reconnu coupable de crimes sexuels. Cette arrestation survient seulement quatre jours après celle de l’ex-prince Andrew, également impliqué dans cette affaire controversée.

EN BREF

  • Peter Mandelson arrêté pour des soupçons de manquement aux fonctions officielles.
  • Son arrestation fait suite à celle de l’ex-prince Andrew, également lié à Epstein.
  • Le gouvernement britannique publiera des documents relatifs à cette affaire d’ici début mars.

Selon les autorités, la police a procédé à l’arrestation d’un homme de 72 ans, sans divulguer son identité, comme le veut la tradition au Royaume-Uni. Les images diffusées par la BBC et Sky News montrent Mandelson quittant son domicile, escorté par des policiers en civil, en direction d’une voiture banalisée.

Cette enquête fait suite à des allégations selon lesquelles Peter Mandelson aurait transmis des informations au financier Epstein, notamment pendant qu’il était ministre entre 2008 et 2010 sous le gouvernement de Gordon Brown. Des documents récemment rendus publics par le ministère américain de la Justice suggèrent que ces informations auraient pu influencer les marchés financiers.

Un passé trouble et des accusations graves

Peter Mandelson, figure emblématique du Parti travailliste et architecte du New Labour aux côtés de Tony Blair, a vu sa réputation ternie par ces accusations. Gordon Brown a affirmé avoir fourni à la police des informations concernant ce qu’il a qualifié d’acte « inexcusable et antipatriotique » de la part de Mandelson.

En plus des allégations concernant les informations transmises à Epstein, des documents indiquent que Mandelson aurait reçu des paiements totalisant 75.000 dollars entre 2003 et 2004. Sur ce point, il a déclaré n’avoir « ni trace ni souvenir » de ces transactions.

Conséquences politiques

Les accusations pesant sur Mandelson fragilisent davantage le gouvernement travailliste dirigé par Keir Starmer, qui avait nommé ce dernier ambassadeur à Washington fin 2024, malgré son lien avec Epstein. Starmer a depuis présenté des excuses, notamment aux victimes de l’affaire Epstein, et plusieurs de ses collaborateurs ont démissionné en raison de la controverse.

Le gouvernement s’est engagé à publier tous les documents liés à la nomination et à la révocation de Mandelson, une première série étant attendue début mars. Cette publication comprendrait plus de 100.000 documents, y compris des échanges électroniques entre Mandelson et des membres de l’exécutif, certains étant filtrés pour des raisons de sécurité nationale.

Depuis le début de l’enquête, Mandelson n’a pas fait de déclaration publique. Un porte-parole a toutefois indiqué qu’il « regrette et regrettera jusqu’à son dernier souffle » d’avoir cru aux mensonges d’Epstein concernant ses actes criminels. Il a précisé que Mandelson n’avait découvert la vérité sur Epstein qu’après sa mort, survenue en 2019, et qu’il se sentait profondément désolé que des femmes vulnérables n’aient pas reçu la protection qu’elles méritaient.

Cette affaire met en lumière les ramifications d’un réseau complexe de pouvoir et d’influence, où des personnalités politiques de premier plan se retrouvent mêlées à des scandales d’une ampleur sans précédent. La suite des événements s’annonce cruciale pour comprendre l’impact de ces scandales sur la politique britannique actuelle.