Philippe Brun accusé de violences : « Le PS veut me tuer politiquement »

Le député Philippe Brun, récemment suspendu du Parti socialiste, a tenu une conférence de presse ce mercredi pour répondre aux accusations de violences physiques qui ont conduit à son exclusion de la primaire de gauche. Ces allégations, portées par une ancienne collaboratrice, ont suscité une forte réaction de sa part, alors qu’il dénonce une tentative de nuire à sa carrière politique.

EN BREF

  • Philippe Brun a été suspendu du Parti socialiste suite à des accusations de violences.
  • Il dénonce un harcèlement continu et des allégations qui nuisent à sa réputation.
  • Le député envisage de déposer plainte contre ces accusations.

Le Parti socialiste, par le biais de son Bureau national, a décidé d’exclure Philippe Brun après qu’une militante ait porté des accusations de harcèlement et de violences physiques à son encontre. Cette décision a été prise à la quasi-unanimité, avec une voix contre et trois abstentions. Dans un communiqué, le parti a affirmé qu’il ne transigeait ni sur la défense des droits des femmes, ni sur l’exemplarité de ses membres.

Au cours de la conférence de presse, Philippe Brun a vigoureusement contesté les accusations portées contre lui. « Je ne connais pas ces faits au moment où nous nous parlons. Aucune plainte n’a, à ma connaissance, été déposée », a-t-il déclaré. Il a également critiqué le fait que des responsables du PS aient communiqué avec la presse avant même qu’une enquête soit menée, ce qu’il considère comme une atteinte à son honneur et à sa dignité.

Philippe Brun a exprimé son mécontentement face au processus qui a conduit à sa suspension. « Sans aucune enquête donc, certains responsables du PS ont parlé à la presse et ont évoqué des suspicions de violences. Des accusations extrêmement graves mettant à mal mon honneur et ma dignité », a-t-il ajouté. Ces allégations, selon lui, affectent non seulement sa réputation, mais aussi sa vie personnelle et celle de son entourage.

Le député a évoqué les circonstances de son exclusion, qui coïncident avec sa volonté de se présenter à la primaire. Il a pointé du doigt le PS, arguant que cette décision visait à « le tuer politiquement ». « Du jamais vu dans l’histoire d’un parti démocratique. Je n’accepterai pas d’être sali. Comment peut-on exclure quelqu’un sur la base d’une accusation orale, non documentée, sans que je puisse me défendre ? » a-t-il insisté.

Brun a également révélé qu’il subissait un harcèlement continu de la part de son ancienne collaboratrice, qu’il a licenciée en juin dernier. « Cette femme a pour volonté de me nuire au sein de mon parti, au moment même où j’ai réuni les conditions pour me présenter à la primaire », a-t-il soutenu, exprimant ainsi sa frustration face à une situation qu’il juge injuste.

Pour conclure cette conférence de presse, Philippe Brun a annoncé son intention de déposer plainte, sans préciser les motifs de cette action. La situation, marquée par des accusations graves et un contexte de tensions au sein du Parti socialiste, soulève des questions sur le traitement des allégations de harcèlement et de violence dans le cadre politique.