Le député Philippe Brun, récemment écarté de la primaire socialiste, a tenu une conférence de presse pour défendre sa position face aux accusations de violences qui pèsent sur lui. Âgé de 34 ans, ce membre du Parti socialiste (PS) s’est exprimé le 16 septembre 2026, en affirmant que son parti avait « instrumentalisé » un conflit personnel pour le « tuer politiquement ». Il a également confirmé qu’aucune plainte n’avait été déposée à son encontre.
EN BREF
- Philippe Brun accuse le PS d’instrumentalisation après son exclusion de la primaire.
- Il annonce son intention de porter plainte pour établir les faits.
- Brun ne sera pas candidat à la présidentielle suite à cette exclusion.
Lors de cette conférence, Philippe Brun a affirmé qu’il avait les preuves de ce qu’il considère comme des menaces et du harcèlement de la part de son ancienne collaboratrice, qu’il a licenciée pour faute grave en juin dernier. Cette situation a conduit à des accusations orales, que la direction du PS a jugées suffisamment graves pour justifier son exclusion.
Le député a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de documentation à l’appui des accusations portées contre lui, précisant qu’il s’agissait d’allégations non fondées. « Cette femme me harcèle, elle veut me nuire au sein de mon parti et au moment de la présidentielle », a-t-il déclaré, soulignant son intention de déposer une plainte pour que la justice puisse faire la lumière sur cette affaire.
Les accusations à l’encontre de Philippe Brun portent sur trois aspects : le harcèlement, les violences physiques et l’utilisation de l’emploi familial. La direction du PS a fait savoir que la décision d’exclure Brun a été votée « à l’unanimité moins une opposition et trois abstentions », citant la « défense des droits des femmes » comme motivation principale.
En dépit de son exclusion, Philippe Brun a exprimé son désir de saisir la commission de résolution des conflits de son parti. Toutefois, il a déploré que le traitement de son cas pourrait prendre jusqu’à six mois, laissant peu de temps avant le premier tour de la primaire. « Je n’ai aucun moyen d’appel concret avant le premier tour », a-t-il déclaré, soulignant l’urgence de la situation.
À la suite de cet incident, Philippe Brun a confirmé qu’il ne se maintiendrait pas dans la course à la présidentielle, ce qui marque un tournant significatif dans sa carrière politique. En tant que député du département de l’Eure, il se retrouve dans une position délicate, tenant à défendre son honneur tout en faisant face à une situation qui pourrait compromettre son avenir au sein du PS.
La primaire de la gauche démocratique et sociale se poursuit sans lui, avec cinq candidats déjà déclarés. L’absence de Brun pourrait modifier le paysage politique du parti, alors que les tensions internes continuent d’émerger autour de la gestion des conflits et des droits des femmes au sein de la formation.
Les développements de cette affaire seront à suivre de près, alors que Philippe Brun tente de rétablir sa réputation tout en naviguant dans les complexités d’un environnement politique en pleine mutation.