La mort du pape François, survenue en avril 2025 à l’âge de 88 ans, a provoqué une vague d’hommages à l’échelle mondiale. Chefs d’État, responsables religieux et fidèles ont salué la mémoire de ce souverain pontife. Toutefois, certains commentaires se sont révélés bien plus critiques, notamment ceux de Philippe de Villiers, ancien eurodéputé, invité de l’émission Pascal Praud et vous sur Europe 1.
EN BREF
- Philippe de Villiers critique le pape François pour son mépris envers la France.
- Il évoque des déclarations du pape jugées idéologiquement biaisées.
- Des propos qui relancent le débat sur l’héritage du pontificat de François.
Philippe de Villiers, bien que partageant la tristesse liée à la disparition du pape, n’a pas mâché ses mots. Il a indiqué que la mort de François marquait « la fin d’une époque » et a jugé nécessaire de dresser un bilan à la fois politique et religieux de son pontificat. Pour lui, le pape a fait preuve d’un certain mépris à l’égard de la France, affirmant qu’il avait « toisé » le pays à plusieurs reprises. Lors de ses visites à Strasbourg et à Marseille, François aurait déclaré : « Je suis à Strasbourg, pas en France » et « Je suis à Marseille, je ne suis pas en France ».
Ces déclarations montrent, selon Philippe de Villiers, une vision idéologique du pape, qui aurait voulu souligner sa perception des villes comme multiculturelles, au détriment de l’identité française. Il a également accusé François d’avoir une vision favorable à l’islamisation de l’Europe, déclarant : « Il a traité l’Europe de vieille fille stérile. Si on lâche le nord, on lâche notre propre tombe. »
Critique du rôle religieux du pape
En tant que chef de l’Église catholique, Philippe de Villiers a exprimé son désaccord avec la manière dont François a dirigé le pontificat. Il déplore une persécution des chrétiens traditionnels, ceux qu’il considère comme représentant « l’Église de notre enfance ». Il fait référence à la liturgie traditionnelle et au chant grégorien, qu’il juge constitutifs de la grandeur de l’Église catholique.
Il accuse le pape de privilégier d’autres combats, affirmant qu’il était « un pape woke, le pape des minorités, des périphéries ». Philippe de Villiers cite les « minorités ethniques, sexuelles, celles du wokisme », suggérant que ces préoccupations ont pris le pas sur les traditions chrétiennes. Sa conclusion est tout aussi tranchante : « Quand vous allez chercher les périphéries et que vous négligez le noyau central, vous perdez tout. »
Ces propos ont immédiatement suscité des réactions, relançant le débat autour de l’héritage du pape François. Alors que certains saluent son approche inclusive, d’autres, comme Philippe de Villiers, estiment que son pontificat a manqué de respect pour les valeurs traditionnelles et l’identité européenne. Dans ce contexte, la figure de François continue de diviser, mettant en lumière les tensions au sein de l’Église catholique et parmi ses fidèles.