Philippe Geluck clarifie ses propos sur l’élection présidentielle de 2027

À six mois de l’élection présidentielle française de 2027, les déclarations des personnalités publiques sur leurs préférences politiques suscitent un intérêt grandissant. Philippe Geluck, le célèbre dessinateur belge, s’est exprimé sur ce sujet délicat ce mardi 6 octobre, lors d’un entretien avec la RTBF. Ses propos ont rapidement provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux, l’incitant à clarifier sa position.

EN BREF

  • Philippe Geluck évoque l’élection présidentielle française lors d’une interview.
  • Ses commentaires sur un potentiel duel Mélenchon-Le Pen suscitent des réactions vives.
  • Il affirme sur Instagram son rejet de l’extrême droite et clarifie ses propos.

Invité dans l’émission Matin Première, Geluck a été questionné par la journaliste Élodie de Sélys sur ses intentions de vote en cas de second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Le dessinateur de 72 ans a alors exprimé une certaine ambivalence. Il a admis que Mélenchon lui « donnait des boutons », tout en refusant de trancher sur son choix de vote. Il a déclaré : « J’ai des amis de gauche qui se disent qu’ils voteraient éventuellement Le Pen. Moi, je ne sais pas ce que je ferais, je préfère ne pas me prononcer, car je ne suis pas Français. »

Ces propos, sortis de leur contexte, ont provoqué une forte réaction sur Internet. De nombreux internautes, en particulier ceux de gauche, lui ont reproché de ne pas prendre position. Certains ont même lancé des appels au boycott de ses œuvres, tandis que d’autres ont évoqué des actions plus extrêmes, comme la destruction de ses bandes dessinées. Face à cette vague de critiques, Geluck a décidé de s’exprimer à nouveau. Sur son compte Instagram, il a écrit : « Jamais je ne voterai pour l’extrême droite ! Jamais de ma vie ! »

Geluck a précisé que son intention n’était pas de soutenir un choix électoral, mais plutôt de faire état de l’inquiétude qu’il ressent face à des propos tenus par certains de ses amis français, qui envisagent de voter Marine Le Pen plutôt que Mélenchon. « Cela m’a sidéré », a-t-il ajouté, soulignant que sa remarque visait à alerter sur des mentalités préoccupantes en France.

Les réactions à ses propos ont été d’une virulence inattendue pour le dessinateur. « Je suis abasourdi par le nombre de réactions haineuses à mon égard », a-t-il exprimé, en regrettant la polarisation croissante des débats politiques en France. Cette clarification s’inscrit dans un contexte où la campagne présidentielle de 2027 prend de l’ampleur, et où les prises de position des figures publiques sont scrutées avec attention.

En choisissant de répondre directement aux critiques, Philippe Geluck entend ainsi rappeler son opposition à l’extrême droite, une position qu’il affirme être constante dans sa vie et son œuvre. Son souhait est de dissiper toute ambiguïté et d’encourager une réflexion plus large sur l’état d’esprit politique actuel en France.

En somme, cette controverse autour des déclarations de Geluck souligne l’importance des mots dans le débat public, en particulier lorsqu’il s’agit de sujets aussi sensibles que l’extrême droite et la démocratie. Les événements récents montrent que la communication des personnalités publiques doit être soigneusement pesée, surtout dans le contexte d’une campagne électorale qui s’annonce déjà chargée.