Trois ans après un grave accident de la route en Seine-et-Marne, Pierre Palmade s’apprête à tourner la page de son parcours judiciaire. Le 27 février 2026, l’humoriste verra son bracelet électronique retiré, comme l’a révélé le Parisien. En effet, il a purgé une partie de sa peine à domicile, à Bordeaux, après avoir été condamné à cinq ans de prison, dont deux ferme, en novembre 2024.
EN BREF
- Pierre Palmade termine son assignation à résidence à Bordeaux.
- Des voisins le décrivent comme un homme discret et presque effacé.
- Bertrand Cantat, également condamné, vit à proximité et suscite des comparaisons.
Depuis sa sortie du centre pénitentiaire en avril 2025, Pierre Palmade a été assigné à résidence sous surveillance électronique. Les habitants de son quartier résidentiel de la Gironde décrivent un homme isolé, dont les journées sont rythmées par des rendez-vous médicaux et des sorties très encadrées. Installé dans une petite maison en pierre, à proximité de membres de sa famille, l’ancien comédien mène une existence qualifiée de « très calme » et presque monacale.
Les témoignages des commerçants et des riverains révèlent un portrait nuancé de Pierre Palmade. Certains affirment l’avoir croisé « toujours seul », le décrivant comme « sur ses gardes » et parfois « absent ». Un habitant va même jusqu’à évoquer son regard « dans le vide », le comparant à un « zombie ». D’autres, en revanche, soulignent un homme « relativement souriant » et « abordable », mais profondément marqué par son passé. « Il m’avait dit : ‘Je ne pourrai jamais payer ma dette’. Dans sa tête, il est coupable pour toujours », confie un voisin.
Une fois son bracelet retiré, Pierre Palmade sera soumis à un sursis probatoire de trois ans, accompagné d’une obligation de soins, de travail et d’indemnisation des victimes, précise le parquet de Bordeaux. Ce cadre strict sera sans doute essentiel pour sa réhabilitation.
Dans ce quartier en pleine mutation, un autre nom revient fréquemment dans les conversations : celui de Bertrand Cantat, l’ancien leader du groupe Noir Désir, lui aussi condamné par la justice et qui vit à proximité de Pierre Palmade. Ce voisinage suscite des réflexions sur la possibilité de rédemption pour ces figures publiques marquées par des affaires judiciaires. Un habitant estime que « tout le monde a droit à une seconde chance », tandis que d’autres jugent que « c’est fini pour lui ». Ces échanges révèlent une société divisée sur le thème de la réhabilitation.
Actuellement, Pierre Palmade semble vivre principalement de ses droits d’auteur. Il se consacre à l’écriture, avec des projets allant d’une pièce de théâtre à un projet autobiographique. Cette reconstruction, effectuée à huis clos, marque un éloignement volontaire des projecteurs, dans une ville où une autre star déchue tente également de vivre avec son passé.
Ce parcours de vie soulève des questions essentielles sur la nature de la rédemption et sur la capacité de chacun à se reconstruire après avoir été confronté à la justice. Alors que Pierre Palmade aspire à une nouvelle vie, les habitants de Bordeaux continuent de suivre son cheminement, non sans scepticisme ni curiosité.