Ce samedi, un rassemblement de soutien à l’organisation Palestine Action a été marqué par plus de 320 interpellations à Londres. La police britannique a confirmé que de nombreux retraités faisaient partie des personnes appréhendées au cours de cet événement, qui a eu lieu devant l’ambassade des États-Unis. Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour des actions de Palestine Action, classée comme organisation terroriste par le gouvernement britannique depuis juillet 2025.
EN BREF
- Plus de 320 personnes arrêtées lors d’une manifestation à Londres en soutien à Palestine Action.
- Depuis son interdiction, 4.200 arrestations liées à ce groupe ont été comptabilisées.
- Huda Ammori, cofondatrice de Palestine Action, conteste l’interdiction devant la Cour suprême.
Palestine Action, qui a été classée comme organisation terroriste en raison de divers actes de vandalisme, a vu son interdiction confirmée par la justice en juin dernier. Cette décision fait suite à des actions controversées, notamment des attaques contre des sites liés à l’industrie de l’armement israélienne, comme celle réalisée sur une base de la Royal Air Force et un site de l’entreprise Elbit Systems à Bristol.
Le rassemblement de samedi a attiré des milliers de manifestants, portant des pancartes avec des slogans tels que « Je m’oppose au génocide, je soutiens Palestine Action ». La police a été déployée en nombre pour contrôler la situation. En parallèle, un autre rassemblement a eu lieu à Édimbourg, en Écosse, bien qu’aucune interpellation n’ait été signalée dans cette ville.
Les organisateurs, par le biais de l’association Defend our Juries, ont exprimé leur indignation face à l’interdiction du groupe. Ils accusent le président américain d’avoir influencé cette décision, notamment après qu’un de ses terrains de golf en Écosse ait été dégradé par des militants de Palestine Action. Ce contexte a alimenté les tensions autour des manifestations de soutien, qui continuent d’avoir lieu malgré les risques d’arrestation.
Huda Ammori, l’une des cofondatrices de Palestine Action, a annoncé son intention de contester l’interdiction devant la Cour suprême. Cette démarche pourrait ouvrir la voie à un nouveau débat sur le statut de l’organisation et sur la légitimité des actions menées par ses membres. L’issue de cette contestation sera scrutée de près, tant par les partisans de Palestine Action que par ceux qui soutiennent la position du gouvernement britannique.
Les événements de ce week-end sont symptomatiques de la polarisation croissante des opinions sur la question palestinienne et les actions de groupes comme Palestine Action. Alors que les tensions géopolitiques continuent de s’intensifier, les manifestations de soutien à cette organisation soulignent les divisions qui existent au sein de la société britannique, ainsi que les préoccupations croissantes concernant les droits de l’homme et la justice sociale.