Le dimanche 22 février, la marche en hommage à Quentin Deranque, militant identitaire décédé la semaine précédente, a suscité une vive polémique. La préfète du Rhône a signalé des comportements inappropriés, tels que des saluts nazis ainsi que des insultes racistes et homophobes, au procureur de la République.
EN BREF
- Des saluts nazis et des insultes racistes ont été observés lors d’une marche à Lyon.
- 3 200 personnes ont participé à cet hommage, malgré des consignes d’organisation.
- Des figures de l’extrême droite étaient présentes parmi les participants.
La marche pour Quentin Deranque, un événement redouté par certains observateurs, a attiré environ 3 200 personnes à Lyon. Bien qu’aucun affrontement n’ait eu lieu, des gestes et symboles controversés ont été rapportés. Les organisateurs avaient prévenu qu’aucun logo ne devait être affiché, mais des signes de l’extrême droite, notamment un chrisme détourné, ont tout de même été aperçus.
La préfète a signalé plusieurs incidents sur les réseaux sociaux. Ces comportements, comprenant des saluts nazis et des propos racistes et homophobes, ont été qualifiés de « brefs » et souvent interrompus par le service d’ordre de la marche. Toutefois, ces actes soulèvent des inquiétudes quant à la nature des groupes présents lors de cet hommage.
Jean-Yves Camus, politologue et spécialiste de l’extrême droite, a déclaré qu’il était prévisible que, malgré les consignes strictes des organisateurs, certains participants aient ignoré ces règles. Sa remarque souligne que la présence de près de 3 500 personnes rendait inévitable l’apparition d’individus cherchant à afficher leurs convictions.
Parmi les figures notables de l’extrême droite présentes, Ivan Benedetti, ancien président de l’Œuvre française, a été identifié. Ce mouvement pétainiste et antisémite a été dissous après plusieurs condamnations. De plus, Marc de Cacqueray-Valmenier, ancien dirigeant des Zouaves Paris, un groupuscule néonazi, a également été aperçu. Ce dernier a récemment été condamné pour avoir agressé des militants de SOS Racisme.
Cette marche, bien que célébrée par certains comme un hommage à un militant, soulève des questions importantes sur la montée de l’extrême droite en France et la manière dont de telles manifestations peuvent être encadrées pour éviter des débordements.
Les événements de ce week-end viennent rappeler que le débat public sur les questions d’identité et d’immigration reste particulièrement sensible en France. L’attention se porte maintenant sur les mesures qui pourraient être mises en place pour prévenir de tels incidents à l’avenir.