Prélèvements ADN au Haut-Vernet : avancées dans l’affaire Émile Soleil

Des investigations récentes dans l’affaire de la disparition tragique d’Émile Soleil, un petit garçon de deux ans et demi, ont conduit à la réalisation de prélèvements ADN sur plusieurs habitants du hameau du Haut-Vernet, où il a disparu en juillet 2023. Cette démarche fait suite à des demandes formulées par les avocats de la famille en janvier 2026.

EN BREF

  • Des prélèvements ADN ont été réalisés sur des habitants du Haut-Vernet.
  • Deux traces d’ADN dégradées, non liées à la famille, ont été découvertes.
  • Les grands-parents d’Émile avaient été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête.

Le petit Émile avait disparu le 8 juillet 2023, alors qu’il passait des vacances chez ses grands-parents dans ce hameau isolé des Alpes-de-Haute-Provence. Des recherches intensives avaient été menées sans succès pendant plusieurs mois, jusqu’à la découverte fortuite de son crâne et de quelques dents par une promeneuse en mars 2024, à environ 1,7 km du lieu de sa disparition.

Les avocats de la famille d’Émile, notamment Julien Pinelli, se sont réjouis de la mise en œuvre de ces prélèvements, considérés comme une avancée significative dans l’enquête. « Nous sommes naturellement satisfaits de la mise en œuvre de ces mesures d’enquête qui vont dans le sens des demandes d’investigations complémentaires que nous avions déposées au mois de janvier », a-t-il déclaré.

Les analyses ADN ont mis en lumière deux traces d’ADN dégradées, qui ne seraient pas liées à la famille du garçonnet. Ces découvertes ont renforcé la nécessité de procéder à un large éventail de prélèvements, impliquant une dizaine d’habitants du hameau et d’autres résidents du village voisin du Vernet. L’avocate du grand-père, Isabelle Colombani, a confirmé que ces tests étaient essentiels pour comparer les échantillons avec ceux des personnes présentes sur les lieux le jour de la disparition.

Au fur et à mesure que l’enquête avance, des éléments troublants émergent. Selon le procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon, Émile aurait subi un traumatisme facial violent, suggérant l’éventuelle intervention d’un tiers. Cette révélation a plongé la communauté et la famille dans un état d’inquiétude croissant.

Il est à noter que l’enquête avait stagné pendant neuf mois, malgré des recherches exhaustives. Les grands-parents d’Émile, ainsi que deux de leurs enfants majeurs, avaient été placés en garde à vue en 2025 pour homicide volontaire et recel de cadavre, mais avaient été relâchés faute de preuves suffisantes pour engager des poursuites. Ce contexte familial complexe soulève davantage de questions sur les circonstances entourant la disparition et la mort d’Émile.

Le procureur, contacté par l’AFP, n’a pas pu être joint pour commenter l’avancement actuel de l’enquête. Les prélèvements ADN effectués récemment constituent néanmoins un espoir pour les proches d’Émile, qui attendent des réponses sur les événements tragiques qui ont frappé leur famille.

À mesure que de nouvelles informations émergent, la communauté du Haut-Vernet, ainsi que l’ensemble du pays, continuent de suivre de près cette affaire qui a profondément ému et choqué l’opinion publique. Les répercussions de cette tragédie soulignent la nécessité d’une vigilance accrue en matière de protection des enfants et de soutien aux familles touchées par de tels drames.