À peine visibles, ces petites chenilles peuvent pourtant causer de grands désagréments. La chenille processionnaire du pin, qui se cache dans les branches des arbres, commence à poser problème dès la fin de l’hiver. Cette période, souvent ignorée, est pourtant cruciale pour anticiper leur arrivée et protéger à la fois les enfants et les animaux.
EN BREF
- La chenille processionnaire du pin se développe tout l’hiver dans des cocons.
- Ses poils urticants peuvent provoquer de graves réactions chez les humains et les animaux.
- Il est conseillé d’agir dès janvier pour éviter une prolifération au printemps.
La chenille processionnaire est largement répandue dans une grande partie de la France. Elle se développe à l’abri des regards dans des nids soyeux, accrochés aux pins. Ces cocons, qui ressemblent à des boules de coton, abritent des larves qui se regroupent pendant l’hiver. À la fin de la saison froide, elles descendent en procession, ce qui représente un véritable risque pour les promeneurs et leurs compagnons à quatre pattes.
Les papillons, à l’automne, pondent leurs œufs sur les aiguilles des pins, et ces œufs éclosent au printemps. Les larves, une fois sorties, se regroupent dans ces nids et se développent tranquillement. À la fin de l’hiver, elles commencent leur descente vers le sol, moment où il est crucial d’agir.
Ces chenilles sont particulièrement dangereuses en raison de leurs poils urticants, qui se détachent lorsqu’elles se sentent menacées. Ces poils contiennent la thaumétopéine, une toxine pouvant causer des démangeaisons, des plaques rouges, des conjonctivites et, dans les cas graves, des difficultés respiratoires. Les enfants, souvent curieux, sont particulièrement vulnérables, tout comme les chiens et les chats, qui peuvent souffrir d’œdèmes ou de nécroses sans soins rapides.
Le pic d’activité des chenilles se situe généralement entre janvier et mars, avec une exposition maximale en mars dans plusieurs régions, comme en Normandie. Tant que les larves restent dans leurs nids, la situation est maîtrisable. Cependant, une fois qu’elles sont au sol, les risques de contact augmentent considérablement.
Les experts recommandent une intervention précoce, dès janvier ou février, lorsque les nids sont encore visibles. À ce stade, chaque cocon peut contenir des dizaines de chenilles, issues d’une femelle ayant pondu entre 200 et 300 œufs. Ignorer cette situation peut entraîner une explosion de la population de chenilles, affaiblissant les arbres et augmentant les risques pour les habitants et leurs animaux.
Pour agir concrètement, il est nécessaire d’inspecter vos pins à la recherche de ces nids soyeux. Si vous pouvez y accéder, il est conseillé de couper les rameaux touchés en portant des gants, des lunettes et un masque. Ces déchets doivent ensuite être placés dans une poubelle fermée. Pour les arbres plus hauts, il est préférable de faire appel à un professionnel équipé d’un échenilloir. Par ailleurs, des pièges à collier, installés autour du tronc en hiver, peuvent intercepter les chenilles et limiter leur descente au sol.
En somme, la vigilance et l’anticipation sont essentielles pour éviter que cette petite chenille ne transforme vos balades en de mauvaises expériences. Un geste préventif peut faire toute la différence.