Présidentielle 2027 : le Rassemblement national domine les intentions de vote, selon un sondage

Le paysage politique français se dessine clairement à l’approche de la présidentielle de 2027. Selon un sondage Ifop-Fiducial pour Sud-Radio et Le Figaro, publié ce mercredi, le Rassemblement national (RN) se positionne largement en tête des intentions de vote, quel que soit le candidat désigné, qu’il s’agisse de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen. Les scores affichés par le RN mettent en lumière une domination écrasante face à la droite et la gauche, qui semblent peiner à exister sur la scène électorale.

EN BREF

  • Le Rassemblement national obtient 36% des intentions de vote avec Jordan Bardella.
  • Marine Le Pen suit de près, avec des scores variant entre 34 et 35%.
  • La droite et la gauche peinent à dépasser les 16% dans diverses configurations.

Ce sondage révèle que Jordan Bardella, actuel président du RN, pourrait rassembler à lui seul 36% des intentions de vote au premier tour. Un résultat qui serait quasi identique si Marine Le Pen était le candidat, avec des estimations variant entre 34 et 35%. Cette stabilité des résultats souligne le soutien continu dont bénéficie le RN, malgré les incertitudes politiques qui entourent les prochaines élections.

Dans le camp des centristes, Édouard Philippe, candidat d’Horizons, pourrait obtenir 16% des voix s’il était le représentant unique du bloc central. À sa suite, Gabriel Attal, candidat de Renaissance, se contenterait d’un score compris entre 10 et 11%. D’autres figures potentielles du centre, comme Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, ne parviennent pas à franchir la barre des 10% dans les diverses hypothèses testées.

Du côté des Républicains, Bruno Retailleau, candidat déclaré, pourrait obtenir entre 10 et 12% des voix. Son score grimpe à 17% dans l’éventualité où il se présenterait comme le candidat unique de la droite et du bloc central, tandis qu’Édouard Philippe atteindrait 23% dans ce scénario. Ces chiffres mettent en lumière les difficultés rencontrées par la droite française pour rassembler ses forces face à la montée du RN.

À gauche, la situation est tout aussi préoccupante. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise (LFI), pourrait recueillir entre 10 et 11% des suffrages, tandis que Raphaël Glucksmann, représentant de Place publique et du Parti socialiste (PS), se situerait entre 10 et 12%. Les écologistes, représentés par Marine Tondelier, stagnent sous les 5%, et Fabien Roussel, du Parti communiste français (PCF), ne dépasserait pas les 3%.

Il est également à noter qu’une hypothèse avec François Hollande à la tête du PS ne lui permettrait pas de dépasser les 8%. Si Olivier Faure était le candidat, le PS tomberait sous les 5%. Ces résultats témoignent d’une fragmentation inquiétante au sein de la gauche, qui ne semble pas en mesure de rivaliser avec les forces montantes du RN.

Cette enquête a été réalisée en ligne les 26 et 27 octobre sur un échantillon de 1 393 personnes inscrites sur les listes électorales, en utilisant la méthode des quotas. La marge d’erreur se situe entre 1,1 et 2,5 points. Les résultats mettent en exergue les défis auxquels doivent faire face les partis traditionnels, alors que le RN continue d’affirmer sa prééminence dans le paysage politique français à l’approche de la présidentielle de 2027.