Louise Montangon, étudiante et militante au sein du Rassemblement National, a récemment partagé son expérience troublante concernant l’atmosphère à l’université Bordeaux-Montaigne. Lors d’une intervention sur le plateau des Grandes Gueules, elle a souligné les difficultés rencontrées par les étudiants de droite, affirmant qu’assumer ses opinions politiques dans ce cadre peut mener à des conséquences graves.
EN BREF
- Louise Montangon dénonce une pression pour les étudiants de droite à l’université.
- Elle évoque des incidents de harcèlement et d’intimidation sur le campus.
- Montangon appelle à une sélection plus stricte à l’entrée des universités.
Selon Louise Montangon, qui est également responsable de l’UNI Bordeaux, le climat politique sur les campus universitaires est clairement à gauche, rendant la vie difficile pour les étudiants qui ne partagent pas ces opinions. « Dans l’enseignement supérieur public, à partir du moment où vous assumez être de droite, c’est terminé pour vous », a-t-elle déclaré, regrettant le manque de soutien de la part des enseignants et de l’administration.
Elle a rapporté avoir vécu des situations inquiétantes, où elle a été confrontée à une foule hostile sur le campus. « L’année dernière, j’ai dû quitter les cours parce que ce n’était plus possible pour des raisons de sécurité », a-t-elle expliqué. Louise Montangon a fait référence à des moments où elle a été empêchée d’entrer dans des bâtiments universitaires, mettant en lumière un sentiment d’insécurité croissant parmi les étudiants de droite.
Elle a également décrit une expérience particulièrement marquante survenue lors d’élections universitaires. « J’ai eu le malheur de venir prendre un café et tout le personnel était complice pour essayer de me sortir de la bibliothèque universitaire, alors que j’avais un attroupement de 200 personnes face à moi », a-t-elle relaté, soulignant l’intimidation qui règne dans certains espaces universitaires.
Un appel à la reconnaissance
Malgré ces difficultés, Louise Montangon veut faire entendre la voix de « la droite étudiante ». Elle affirme que ce groupe représente des valeurs de mérite et d’effort, plaidant pour un environnement d’étude sain où chacun peut s’exprimer librement. « La droite étudiante représente ceux qui ne se reconnaissent pas dans des modèles d’extrême-gauche qui gangrènent les facultés et maintenant les lycées », a-t-elle insisté.
Elle a également critiqué le système d’admission actuelle, notamment le dispositif Parcoursup, qui, selon elle, ne permet pas une sélection adéquate des étudiants. « Les lycéens veulent supprimer Parcoursup mais pour aller où? Il faut changer des choses, notamment les calendriers », a-t-elle déclaré, ajoutant que la situation actuelle permet à trop d’étudiants d’entrer à l’université sans les prérequis nécessaires.
Enfin, Louise Montangon a évoqué les inquiétudes concernant la qualité de l’enseignement supérieur. « Gabriel Attal a reconnu que les notes étaient un peu gonflées, mais comment peut-on laisser des étudiants aller dans l’enseignement supérieur si leurs notes ne reflètent pas leur niveau réel? », a-t-elle conclu, soulignant la nécessité d’une réforme pour garantir un enseignement de qualité.
Les propos de Louise Montangon soulignent un défi majeur auquel sont confrontés de nombreux étudiants qui se sentent marginalisés à cause de leurs convictions politiques. Son témoignage met en lumière une réalité complexe qui mérite d’être examinée de plus près.