Prévisions économiques : la France ajuste sa croissance à 0,9 % et revoit l’inflation à la hausse

Le gouvernement français a récemment annoncé un ajustement de ses prévisions économiques pour l’année 2026. En raison des répercussions économiques liées à la guerre au Moyen-Orient, la prévision de croissance a été abaissée à 0,9 %, contre 1 % précédemment. Cette information a été confirmée mardi par le ministère de l’Économie, qui a communiqué ces chiffres à l’AFP.

EN BREF

  • La prévision de croissance française pour 2026 est désormais de 0,9 %.
  • La prévision d’inflation a été relevée à 1,9 % pour cette même année.
  • Le déficit public est maintenu à 5 % du PIB pour 2026.

Dans le cadre de la mise à jour de la trajectoire budgétaire, le gouvernement a également rehaussé sa prévision d’inflation à 1,9 %, en hausse par rapport à 1,3 %. Cependant, il a décidé de maintenir la prévision de déficit public à 5 % du PIB pour cette année, comme l’a précisé le ministère de l’Économie, Bercy.

Ces chiffres ont été transmis vendredi au Haut conseil des finances publiques (HCFP), en vue d’un comité d’alerte sur les finances publiques prévu pour le 21 avril. Ce comité se réunira afin d’évaluer les conséquences de la crise actuelle sur les finances publiques.

Ces prévisions économiques seront intégrées dans le rapport annuel d’avancement que la France doit transmettre à la Commission européenne avant la fin du mois d’avril. Ce document vise à actualiser le plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT) pour la période 2025-2029.

Mercredi, ces informations seront également présentées au cercle des prévisionnistes, une instance composée d’administrations, d’économistes et d’experts en finances publiques, mise en place l’année dernière afin de mieux piloter les comptes publics, surtout après les dérives budgétaires observées en 2023 et 2024.

Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a souligné que, depuis le début de la guerre, il avait averti de l’impact que celle-ci pourrait avoir sur l’économie. La réunion du 21 avril sera donc l’occasion de dresser un bilan complet des effets de cette crise sur les finances de l’État.

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a quant à lui précisé qu’un effet modéré sur la croissance était à prévoir. Il a ajouté que la dynamique de croissance de l’année précédente ainsi qu’une meilleure indépendance énergétique devraient soutenir l’économie française malgré la pression inflationniste.

Malgré le choc énergétique et la hausse significative des prix du pétrole, le ministre a estimé que l’inflation resterait limitée, grâce aux efforts de décarbonation et à la solidité des anticipations d’inflation qui sont bien ancrées.

Dans ce contexte économique incertain, la France s’efforce de maintenir une trajectoire budgétaire stable tout en ajustant ses prévisions en fonction des réalités économiques actuelles. Ces ajustements soulignent la nécessité d’une vigilance constante face à l’évolution des événements géopolitiques et économiques mondiaux.