À quelques jours du premier tour de la primaire de la gauche pour l’élection présidentielle de 2027, la tension s’intensifie au sein du Parti socialiste et de Place publique. Une vidéo privée mise en ligne ce vendredi 2 octobre a révélé des propos très critiques de Raphaël Glucksmann à l’égard de Ségolène Royal.
EN BREF
- Raphaël Glucksmann critique Ségolène Royal dans une vidéo d’une réunion militante.
- Royal dénonce le sexisme des propos de Glucksmann sur son compte X.
- Les tensions au sein du Parti socialiste s’accentuent à l’approche des primaires.
Ce moment de tension survient juste avant le premier tour de la primaire, prévu les 9 et 10 octobre, suivi d’un second tour les 16 et 17 octobre. À l’approche de ces échéances, les échanges entre candidats deviennent de plus en plus acrimonieux, notamment à l’approche d’un débat télévisé prévu sur BFMTV le 4 octobre.
Dans la vidéo, diffusée par Le Média, on voit Raphaël Glucksmann, député européen, affirmer que Ségolène Royal aurait fait « la danse du ventre à Macron » durant son mandat. Cette déclaration vise à souligner son expérience parlementaire par rapport à celle de ses opposants. Les mots choisis par Glucksmann ont provoqué une onde de choc au sein du paysage politique français.
La réaction de Ségolène Royal a été immédiate. Sur son compte X, elle a qualifié les remarques de Glucksmann de « sexisme consternant » et a précisé que ces propos ne reflètent pas la réalité. « La vérité est inverse. Ayant dénoncé la violence de la répression contre les Gilets jaunes et refusé de me taire comme me demanda Emmanuel Macron, j’ai été révoquée en Conseil des ministres de la mission d’ambassadrice des pôles », a-t-elle rétorqué.
Les tensions au sein du Parti socialiste ne sont pas nouvelles. Quelques jours plus tôt, le 20 septembre, Ségolène Royal avait déjà critiqué Glucksmann en le qualifiant de « stagiaire en politique » dans un entretien accordé à Libération. Cette déclaration lui avait valu un rappel à l’ordre de la commission d’organisation de la primaire, soulignant que le ton de ses échanges pouvait nuire à l’image du parti.
Mais Glucksmann ne s’est pas arrêté à Royal. Dans la même vidéo, il a aussi attaqué Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, en les accusant de détourner les débats vers des sujets comme le port du voile ou de l’abaya. Sa phrase provocante, « On ne va pas rentrer dedans, on leur pisse dessus », a également fait des vagues, bien loin de la ligne de conduite plus modérée qu’il prône habituellement.
Jean-Luc Mélenchon, en réponse à ces propos, a ironisé sur la « méthode de la nuance » que Glucksmann prétend promouvoir, suggérant que ses récentes déclarations étaient à l’opposé de cette approche. Cette guerre de piques entre les membres du Parti socialiste et de ses alliés pourrait bien avoir des conséquences sur le résultat des primaires à venir.
Avec une campagne qui s’intensifie et des tensions palpables, les jours à venir s’annoncent cruciaux pour le Parti socialiste. Les électeurs seront attentifs à ces échanges, qui pourraient influencer leurs choix lors des prochaines élections. Dans ce climat politique chargé, la manière dont chaque candidat gérera les attaques et les critiques sera déterminante pour leur avenir politique.