Avec l’arrivée du printemps, les tiques deviennent plus actives, rendant indispensable une vigilance accrue pour se protéger de leurs morsures. Ces petites créatures, souvent invisibles à l’œil nu, peuvent transmettre diverses maladies, dont la plus connue est la maladie de Lyme. Le Dr Raouf Ghozzi, médecin interniste et infectiologue, alerte sur les zones du corps où les tiques se cachent le plus fréquemment et sur les précautions à prendre après une sortie en plein air.
EN BREF
- Les tiques se cachent dans des zones sensibles comme les aisselles et le cuir chevelu.
- Des mesures préventives simples peuvent réduire les risques de morsures.
- Les répulsifs doivent être utilisés avec précaution pour éviter les effets indésirables.
Zones à inspecter après une sortie
Après une promenade en forêt ou un pique-nique, il est crucial de réaliser un examen corporel minutieux. Le Dr Ghozzi recommande de vérifier particulièrement les zones où la peau est plus fine, chaude et humide, notamment :
- Les aisselles
- Les plis du genou
- Les zones génitales
- Le nombril
- Les conduits auditifs
- Le cuir chevelu
Ces zones sont des refuges idéaux pour les tiques, qui peuvent se fixer et se nourrir sans être détectées. Une inspection régulière durant et après les activités en plein air est donc fortement conseillée.
Prévention et conseils pratiques
Au-delà de l’examen corporel, la prévention passe par des gestes simples. Le Dr Ghozzi souligne l’importance de :
- Couper l’herbe courte dans les jardins pour limiter les zones où les tiques peuvent se cacher.
- Eviter les tas de bois, qui sont des habitats propices pour ces parasites.
- Traiter les animaux de compagnie pour réduire la prolifération des tiques.
Ces mesures permettent de diminuer les risques d’exposition lors des sorties en nature. De plus, il est conseillé de porter des vêtements longs et de couleur claire pour mieux repérer les tiques.
Les risques associés aux morsures de tiques
Les tiques peuvent transmettre plusieurs maladies graves. Lorsqu’elles se nourrissent d’un hôte infecté, elles peuvent transmettre des agents pathogènes lors de la morsure suivante. Parmi les maladies les plus fréquentes, on trouve :
- La maladie de Lyme
- L’encéphalite à tiques
- La fièvre hémorragique de Crimée-Congo
Selon l’Inrae, environ 4,5 % des tiques sont porteuses d’au moins deux agents pathogènes différents. Toutefois, cela ne signifie pas que toutes les personnes piquées tomberont malades, car cela dépend de plusieurs facteurs, comme le temps de nourrissage de la tique et l’état du système immunitaire de la personne.
Utilisation des répulsifs
Pour se protéger efficacement, le Dr Ghozzi recommande l’utilisation de répulsifs. Ceux contenant du DEET ou de l’IR3535 sont considérés comme efficaces. La picaridine et l’huile d’eucalyptus citronné, connue sous l’abréviation PMD, montrent également des résultats positifs. Il est toutefois essentiel de lire attentivement les instructions, car ces produits peuvent être toxiques s’ils ne sont pas utilisés correctement.
Il n’est plus recommandé d’imprégner les vêtements avec des insecticides, en raison des risques de toxicité. En revanche, l’application de répulsif sur les bas de vêtements peut compléter les mesures de protection.
Enfin, les bracelets insecticides n’ont pas prouvé leur efficacité et sont donc à éviter. La vigilance et la prévention demeurent les meilleures armes contre les morsures de tiques.
Alors que le printemps s’installe, il est crucial de garder à l’esprit ces conseils pour profiter des activités en plein air en toute sécurité.