Le 3 mars prochain, le procès de Christophe Ellul, compagnon d’Elisa Pilarski, s’ouvrira devant le tribunal de Soissons. Cette affaire, qui a bouleversé l’opinion publique, remonte à la tragique découverte du corps de la jeune femme, enceinte de six mois, le 16 novembre 2019, dans la forêt de Retz, dans l’Aisne. Son corps portait de nombreuses morsures de chien, suscitant une enquête complexe marquée par de nombreuses interrogations.
EN BREF
- Le procès de Christophe Ellul débute le 3 mars 2026 à Soissons.
- La famille d’Elisa Pilarski se dit sereine avant l’audience.
- Des éléments troublants entourent le comportement de Christophe Ellul après le drame.
La famille d’Elisa, représentée par sa mère, Nathalie, et son oncle, Vincent Labastard, vit des moments éprouvants. Installés dans le Béarn, ils s’apprêtent à parcourir des centaines de kilomètres pour se rendre au tribunal. Malgré la douleur, ils se montrent confiants dans le processus judiciaire. Pour eux, il est désormais clair que Curtis, l’American Pitbull Terrier appartenant à Christophe Ellul, serait responsable de la mort d’Elisa. Les expertises ont conclu à une attaque compatible avec l’intervention d’un seul chien, contredisant ainsi l’hypothèse d’une meute de chasse.
À l’approche de l’audience, Me Xavier Terquem-Adoue, l’avocat de la famille, a partagé leurs sentiments avec le Courrier Picard. « Ils sont sereins. Ce ne sont pas des va-t-en-guerre. Ils ne sont pas là pour régler des comptes », a-t-il déclaré. Après des années de procédures, les proches d’Elisa espèrent que le procès permettra de confronter les différentes versions et d’éclaircir les zones d’ombre entourant cette tragédie.
En revanche, Me Terquem-Adoue ne cache pas sa sévérité envers Christophe Ellul. « Il a joué avec tout le monde, la famille, la justice », a-t-il déploré, convaincu que le compagnon d’Elisa a sciemment orienté l’enquête vers les chasseurs. Ce dernier, mis en examen pour homicide involontaire, continue de nier toute implication de son chien et maintient que l’attaque était liée à une chasse à courre.
Le dossier présente en effet de nombreux éléments troublants. Après le drame, Christophe Ellul a tardé plus d’une heure à appeler les secours. Pourquoi un tel délai ? Cette question cruciale nécessitera des réponses lors du procès. En outre, le téléphone portable d’Elisa a révélé des informations essentielles : une vingtaine de photos prises quelques minutes avant sa mort montrent le chien sans muselière. Un SMS envoyé par Ellul, contenant la phrase « Je le fais piquer », a également été effacé de son appareil.
Alors que le procès se profile, Christophe Ellul encourt jusqu’à dix ans de prison. Il devra répondre de ses actes devant la justice, tandis que Curtis est toujours retenu dans un chenil. La famille d’Elisa Pilarski espère que cette instance judiciaire permettra de faire la lumière sur les circonstances de la mort tragique de la jeune femme.
Les regards sont désormais tournés vers le tribunal de Soissons, où se jouera un chapitre crucial de cette affaire qui continue de hanter les esprits.