Procès de Lucas Larivée : témoignage troublant d’une jeune femme sur son comportement

Le procès de Lucas Larivée, accusé d’avoir violé puis tué Justine Vayrac, a révélé des éléments troublants lors de son quatrième jour d’audience. Une jeune femme, qui a partagé la nuit avec l’accusé après la disparition de Justine, a témoigné de gestes d’étranglement de sa part, illustrant ainsi un aspect inquiet du comportement de cet homme de 21 ans au moment des faits.

EN BREF

  • Une jeune femme témoigne de gestes d’étranglement de Lucas Larivée pendant un rapport sexuel.
  • Lucas Larivée plaide l’accident lors d’un jeu sexuel ayant mal tourné.
  • Le verdict du procès est prévu pour ce samedi.

Le témoignage de cette jeune femme est particulièrement poignant. Elle a raconté comment, durant un rapport sexuel, Lucas Larivée lui a serré le cou avec une telle force qu’elle a ressenti une douleur intense. « Il m’a serré le cou, il me faisait mal », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’elle avait gardé une marque sur le cou pendant une semaine. Son récit souligne non seulement la violence de l’accusé, mais aussi son état d’esprit durant l’acte, qu’elle décrit comme étant « ailleurs ».

Cette rencontre a eu lieu alors que la victime, Justine Vayrac, âgée de 20 ans, avait été tuée quelques heures plus tôt après avoir quitté une discothèque. La veille des faits, Justine avait rencontré Lucas Larivée, un ouvrier agricole, en boîte de nuit. Selon un ami de la victime, elle avait commencé à paniquer au sujet de son verre, pensant qu’il avait été altéré.

Le jeune homme, qui a plaidé la thèse de l’accident, a déclaré à la barre : « C’est là que j’ai serré fort. Je ne sais pas pourquoi, mon intention n’était pas de lui faire du mal. » Ce type de déclaration soulève des interrogations sur sa compréhension des limites et du consentement, alors qu’il avait déjà été décrit par des amis comme quelqu’un de « violent avec ses copines ».

Par ailleurs, un autre témoignage a mis en lumière la dualité de la personnalité de Lucas Larivée. Un directeur d’enquête a évoqué son côté séducteur et amical, opposé à un tempérament intolérant à la frustration. Cette image de « caméléon » rend le procès encore plus complexe, alors que le jury doit naviguer à travers les nuances de la personnalité de l’accusé.

Le procès, qui a débuté il y a quelques jours, a été prolongé d’une journée, et le verdict est attendu ce samedi. Les témoignages accumulés révèlent un tableau alarmant des événements de cette nuit tragique, mettant en lumière les enjeux de la violence à l’égard des femmes et de la nécessité d’une justice efficace.

Alors que l’affaire continue de captiver l’attention du public, la famille de Justine Vayrac espère que la vérité sera enfin révélée et que justice sera faite. Le contexte de cette affaire rappelle l’importance de la sensibilisation sur les violences faites aux femmes, et du soutien à apporter aux victimes.