Le procès de Lucas Larrivée, accusé du viol et du meurtre de Justine Vayrac, a pris une tournure tragique lors de la présentation des résultats de l’autopsie. Ce mercredi, au tribunal de Tulle en Corrèze, des médecins légistes ont révélé que la jeune femme de 20 ans était décédée d’une asphyxie mécanique par strangulation. Cette conclusion a suscité une forte émotion dans la salle, notamment chez les parents de la victime.
EN BREF
- Les résultats de l’autopsie révèlent une strangulation mécanique.
- Les parents de Justine Vayrac expriment leur douleur lors de l’audience.
- Le verdict du procès est prévu pour le 20 mars 2026.
Lors de cette audience, les médecins ont décrit les blessures de Justine Vayrac, notamment un sillon cervical et une fracture du larynx, indiquant l’utilisation d’une force significative. À l’annonce de ces détails, Vincent, le père de Justine, a quitté la salle en larmes, suivi peu après par sa compagne, Marina, qui a laissé éclater sa douleur dans un cri déchirant.
Les médias présents ont décrit l’accusé, Lucas Larrivée, comme initialement « froid » et distant. Cependant, face aux révélations médicales, son attitude semble vaciller, ce qui a été remarqué par plusieurs personnes dans la salle. La tension a atteint son paroxysme lorsque l’avocate générale a lancé un chronomètre pour illustrer le temps qu’aurait mis Justine à perdre connaissance : « 30 secondes. Une minute. Ça fait long… Je vais m’arrêter là mais il faut le multiplier par trois », a-t-elle déclaré.
Les légistes ont également expliqué que Justine aurait perdu connaissance en trois minutes après avoir été étranglée. Ils ont précisé : « La victime manifeste qu’elle a du mal à respirer. Son visage devient rouge, elle fait des efforts pour se maintenir en vie puis elle devient bleue ». Ces détails ont mis en lumière la brutalité de l’acte et la souffrance endurée par la jeune femme.
Les experts ont également relevé des éléments troublants, tels que l’absence de sang sur le godet de l’engin agricole utilisé pour dissimuler le corps près de l’exploitation agricole des parents de Lucas Larrivée, ainsi que la présence d’hématomes internes dans le vagin de Justine. Ces éléments renforcent l’hypothèse d’un acte volontaire et soulignent la complexité de cette affaire.
Le procès se poursuivra jusqu’au 20 mars 2026, date à laquelle le verdict sera rendu. Les prochaines audiences devraient continuer à explorer les circonstances entourant cette tragédie et à apporter des réponses aux questions laissées en suspens.