Le procès de Marius Borg Høiby, fils de la princesse héritière de Norvège, Mette-Marit, a débuté à Oslo, révélant des éléments troublants qui suscitent l’inquiétude. Accusé de viols présumés sur des femmes endormies, Marius a plaidé non coupable dès l’ouverture de l’audience, qui pourrait s’étendre sur environ sept semaines. En cas de condamnation, il risque une peine d’au moins dix ans de prison.
EN BREF
- Marius Borg Høiby est accusé de viols sur des femmes endormies.
- Des recherches internet troublantes ont été présentées lors du procès.
- L’accusé plaide non coupable et évoque des rumeurs sur les réseaux sociaux.
Les faits examinés par le tribunal incluent une soirée de décembre 2018, qui serait le premier acte présumé. Ce dernier aurait été filmé par Høiby lui-même à l’aide de son téléphone. L’issue de ce procès repose sur des éléments de preuve, notamment les recherches internet de l’accusé, qui ont créé une atmosphère d’effroi dans la salle d’audience.
Au cours de l’audience, le procureur a évoqué une consommation significative de contenus pornographiques par Marius. Les titres retrouvés dans son historique de recherche ont particulièrement marqué les membres du tribunal : des phrases telles que « Chatte endormie », « supers scènes de viol », et « Adolescente violée en public » ont été citées, ainsi que des contenus faisant référence à l’« inconscience » ou à la « torture ».
Interrogé sur ses recherches, Marius Borg Høiby a tenté de se défendre. Il a expliqué que ces mots avaient été cherchés en raison des rumeurs qui circulaient à son sujet, notamment sur des plateformes comme Jodel et Reddit. « Je vois tout. Je lis tout ce qui s’écrit, pas seulement dans les médias, mais aussi sur les forums et les réseaux sociaux », a-t-il déclaré, niant avec force les accusations portées contre lui.
La défense a soulevé un point important : selon elle, les titres choquants ne seraient pas le résultat d’une intention délibérée, mais plutôt les titres de pages consultées. Face à l’insistance du procureur sur une éventuelle attirance pour ces contenus, Høiby a admis avoir « regardé beaucoup de trucs vraiment bizarres », tout en insistant sur le fait qu’il ne ressentait aucun attrait pour ces pratiques. Il a qualifié d’« embarrassant » d’aborder ces sujets en public.
Ce procès a également été marqué par la présence de deux victimes présumées, assises à quelques mètres de l’accusé, tandis que la jeune femme impliquée dans les faits de 2018 n’était pas présente, sa comparution n’étant pas obligatoire à ce stade du procès. Ce contexte complexe et chargé émotionnellement soulève des questions sur la perception des violences sexuelles et les conséquences des comportements en ligne.
À travers ce procès, c’est un éclairage sur des sujets délicats tels que la consommation de contenus violents et ses implications qui se dessine. L’issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes, tant sur le plan judiciaire que sur le plan sociétal, en mettant en lumière les comportements liés à la sexualité et à la violence sur internet.