Le procès de Naps, célèbre rappeur marseillais, débute ce lundi 16 février 2026, devant la cour criminelle de Paris. Il est accusé d’avoir violé une jeune femme dans son sommeil en 2021, une affaire qui soulève de nombreuses questions sur la notion de consentement et la responsabilité des personnalités publiques.
EN BREF
- Naps est accusé de viols et d’agressions sexuelles sur plusieurs plaignantes.
- Le procès s’ouvre aujourd’hui avec des témoignages contradictoires.
- Le verdict est attendu ce jeudi.
Âgé de 40 ans et connu pour son tube La Kiffance, Nabil Boukhobza, de son vrai nom, est en effet au cœur d’une affaire judiciaire complexe. En juillet 2024, il a été mis en examen dans le Var pour des faits similaires impliquant trois jeunes femmes. Dans un communiqué, désormais supprimé, Naps avait affirmé être « tarpin serein » face à ces accusations, mais la gravité des charges qui pèsent sur lui est indéniable.
La défense de Naps déclare qu’elle entend prouver son innocence, tout en réservant ses commentaires pour le tribunal. De son côté, l’avocat de la plaignante, Me Jean-Baptiste Boué-Diacquenod, a affirmé que sa cliente est prête à témoigner avec détermination sur les faits dénoncés.
Les événements qui ont conduit à ce procès remontent à octobre 2021, lorsque la plaignante, une jeune femme alors âgée de 20 ans, a porté plainte. Elle raconte avoir passé la soirée dans une boîte de nuit parisienne, où elle a été invitée par un promoteur, avant d’être escortée par Naps à son hôtel. Après avoir consommé diverses substances, elle se serait retrouvée seule avec le rappeur et ses amis dans une chambre d’hôtel.
Les récits divergent radicalement à partir de ce moment. La plaignante décrit un état de confusion, se sentant « entre le réveil et le sommeil », jusqu’à ce qu’elle soit réveillée par une pénétration qu’elle décrit comme violente. Elle a ensuite été encouragée par une amie à déposer plainte, ce qui a conduit à des analyses ADN positives portant sur les vêtements de la victime.
Naps, pour sa part, maintient qu’il s’agissait d’un rapport consenti, une version que la justice a contestée, estimant que la plaignante ne pouvait pas avoir donné son consentement libre et éclairé compte tenu des circonstances.
La notoriété de Naps, qui collabore avec des figures majeures du rap francophone comme Ninho ou Gims, rend cette affaire d’autant plus médiatisée. En attendant le verdict qui sera rendu ce jeudi, les réactions continuent d’affluer, tant sur les réseaux sociaux que dans les médias traditionnels.
Ce procès soulève également des questions sur la culture du consentement et la manière dont les agressions sexuelles sont perçues et traitées dans le milieu artistique. Les témoignages et les débats qui se dérouleront au cours de cette semaine pourraient avoir des répercussions au-delà de la salle d’audience.
À l’approche du verdict, la tension est palpable, non seulement pour Naps et les parties impliquées, mais aussi pour un public qui suit de près cette affaire emblématique des enjeux sociétaux contemporains.