Propositions extrêmes d’un ministre israélien pour intensifier les frappes à Gaza

Une frappe aérienne israélienne a causé la mort de cinq personnes, dont un enfant, mardi, sur le port de Gaza-ville. Les autorités sanitaires gazaouies ont également signalé une dizaine de blessés. Selon l’armée israélienne, cette opération visait plusieurs commandants du Hamas dans le but de neutraliser une menace. Cet événement survient dans le contexte des récentes déclarations d’Itamar Ben-Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, qui appelle à une intensification des assassinats ciblés dans la bande de Gaza.

EN BREF

  • Cinq personnes, dont un enfant, tuées lors d’une frappe israélienne à Gaza.
  • Itamar Ben-Gvir prône l’élimination de 30 à 40 personnes chaque nuit.
  • Les tensions croissantes à Gaza se déroulent avant les élections israéliennes du 27 octobre.

Les déclarations d’Itamar Ben-Gvir ont été rapportées par l’agence de presse américaine AP News, lors d’un échange avec Rom Braslavski, ancien otage détenu à Gaza. Le ministre d’extrême droite a critiqué la diminution des frappes israéliennes et a insisté sur le fait qu’Israël devait intensifier ses opérations : « tuer 30 à 40 personnes chaque nuit dans l’enclave », affirmant que ces actions ne devraient pas se limiter aux individus représentant une menace immédiate.

Bien que Ben-Gvir soit membre de la coalition du Premier ministre Benyamin Netanyahou, il ne possède pas d’autorité directe sur l’armée. Toutefois, il joue un rôle clé dans l’appareil sécuritaire israélien, supervisant notamment la police nationale et les prisons où des milliers de Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie sont enfermés.

Les propos de Ben-Gvir interviennent alors qu’Israël a récemment réduit le rythme de ses frappes sur Gaza. D’après des chiffres du ministère de la Santé de Gaza, plus de 1.250 personnes ont perdu la vie dans des attaques israéliennes depuis l’entrée en vigueur de la trêve en octobre. L’armée israélienne justifie ses opérations en affirmant qu’elles ciblent des membres du Hamas.

En parallèle, Itamar Ben-Gvir défend une ligne politique qui prône le départ massif des Palestiniens de Gaza et le retour de colonies israéliennes sur l’ensemble du territoire. Israël avait évacué ses soldats et démantelé 21 colonies dans la bande de Gaza en 2005. Le ministre souhaite maintenant inverser cette politique et encourager de nouvelles implantations israéliennes.

Ces déclarations surviennent à l’approche des élections israéliennes prévues pour le 27 octobre. Des propos antérieurs d’Itamar Ben-Gvir et d’autres responsables israéliens ont été présentés devant la Cour internationale de Justice, alimentant des accusations d’intention génocidaire, accusations qu’Israël réfute avec vigueur.

La situation à Gaza continue d’évoluer dans un climat de tensions croissantes, alors que les acteurs politiques israéliens se positionnent à l’approche des élections, rendant l’issue de ce conflit encore plus incertaine.