Le ministère de la Justice des États-Unis a annoncé, ce jeudi 5 mars, la mise en ligne de 50 000 nouveaux documents relatifs à l’affaire Epstein. Ces documents incluent des entretiens datant de 2019, où une femme évoque des accusations non corroborées à l’encontre de Donald Trump. Ce revirement intervient après une série d’investigations médiatiques qui ont mis en lumière la présence de documents cachés.
EN BREF
- 50 000 documents sur Epstein publiés, dont des allégations contre Donald Trump.
- La femme interrogée par le FBI a formulé des accusations d’abus sexuel.
- Les allégations ne sont pas vérifiées et le ministère de la Justice continue de publier des documents.
Cette publication fait suite à une longue bataille autour de la transparence des dossiers concernant Jeffrey Epstein, le financier déchu. Au total, le ministère de la Justice avait déjà divulgué environ 3 millions de pages de documents sur les 6 millions qu’il détient. Toutefois, les révélations récentes ont relancé la pression sur le gouvernement, qui avait précédemment retiré 47 635 documents du site officiel, suscitant des inquiétudes quant à la non-divulgation des informations essentielles.
Dans un communiqué, le ministère a précisé : « Nous n’avons supprimé aucun fichier de la bibliothèque. Notre équipe travaille sans relâche pour répondre aux préoccupations des victimes et expurger les informations personnelles identifiables. » Cette affirmation vise à apaiser les critiques concernant la gestion des documents sensibles.
Les allégations portées contre Donald Trump proviennent des entretiens menés par le FBI avec une femme dont l’identité reste confidentielle. Cette dernière a été interrogée à quatre reprises entre juillet et octobre 2019, période durant laquelle Trump était président. Lors de son deuxième interrogatoire, elle a déclaré qu’Epstein l’avait emmenée à New York ou dans le New Jersey, où elle aurait été présentée à Trump alors qu’elle était mineure, âgée de 13 à 15 ans.
Elle a affirmé que l’ancien président aurait abusé d’elle lors de ce voyage, ajoutant qu’elle avait même mordu Trump pour tenter de se défendre. Ces allégations, bien que graves, n’ont pas encore été vérifiées, et la femme a refusé de fournir des détails supplémentaires lors de son quatrième entretien avec les enquêteurs fédéraux.
Les informations divulguées par le ministère de la Justice continuent de susciter des interrogations. Le HuffPost a rapporté que certains documents, notamment des « notes d’entretien », demeurent manquants, ce qui soulève des doutes quant à la transparence totale de l’affaire. De plus, la Maison Blanche a qualifié ces accusations de « fausses et sensationnalistes », tout en étant confrontée à une enquête de la Chambre des représentants concernant la non-divulgation des documents liés à Epstein.
Ce contexte met en lumière la complexité et la délicatesse des affaires judiciaires impliquant des personnalités publiques. Alors que les enquêtes se poursuivent, cette situation rappelle l’importance de la transparence et de la justice dans des affaires aussi sensibles.