Quatre nouveaux ministres intègrent le gouvernement avant les municipales

Ce jeudi 26 février 2026, le gouvernement a annoncé un remaniement ministériel tant attendu à l’approche des élections municipales. Quatre nouveaux ministres ont été nommés, remplaçant certains des membres sortants et réajustant ainsi l’équipe exécutive.

EN BREF

  • Quatre nouveaux entrants ont été annoncés dans le gouvernement Lecornu III.
  • Catherine Pégard remplace Rachida Dati au ministère de la Culture.
  • Camille Galliard-Minier est nommée ministre déléguée chargée de l’Autonomie.

Le remaniement était dans les cartons depuis le vote du budget, avec des rumeurs circulant sur les changements à venir. Rachida Dati, ancienne ministre de la Culture, a été l’une des premières à annoncer son départ, laissant ainsi son poste vacant, qui a été rapidement attribué à Catherine Pégard. Cette dernière, ancienne présidente du château de Versailles, a été conseillère culturelle d’Emmanuel Macron, consolidant ainsi son rôle au sein du gouvernement.

Maud Bregeon, déjà porte-parole du gouvernement, a également été promue ministre déléguée chargée de l’Énergie. Elle conservera en parallèle ses fonctions de porte-parole, un double rôle qui témoigne de la confiance accordée par le gouvernement. Bregeon, qui a occupé la fonction de secrétaire d’État chargée de la Ville, fait son retour au sein de l’exécutif après une période d’absence.

Un autre ajout notable est Jean-Didier Berger, nommé ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur. Bien qu’il ne remplace personne, il bénéficie d’une création de poste. Ancien maire de Clamart et député des Hauts-de-Seine, Berger est un proche de Valérie Pécresse, et son intégration pourrait influencer le paysage politique local.

Enfin, Camille Galliard-Minier, députée de l’Isère, a été désignée ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des personnes handicapées. Connue pour son engagement sur des questions sociétales, elle a été très active dans le débat sur la loi bioéthique et la fin de vie. Son expérience en tant que suppléante d’Olivier Véran avant son entrée au Palais-Bourbon en 2020 renforce sa légitimité dans ce nouveau rôle.

Ce remaniement, en plus de répondre à des enjeux immédiats, semble également viser à préparer le terrain pour les élections municipales à venir, en revitalisant l’image du gouvernement. La nomination de David Amiel, député de Paris et fidèle d’Emmanuel Macron, en tant que ministre des Comptes publics, témoigne de cette volonté de rajeunir l’équipe et de la rendre plus dynamique.

À l’approche de ces élections, chaque nomination sera scrutée de près par l’opinion publique et les observateurs politiques. Les nouveaux ministres devront prouver leur capacité à répondre aux défis qui les attendent, tout en consolidant la position du gouvernement. Ce remaniement pourrait s’avérer être un tournant décisif dans la préparation pour les municipales, marquant une nouvelle ère dans la gouvernance française.