Quentin, 23 ans, tué à Lyon : focus sur le collectif identitaire Némésis

La mort tragique de Quentin, un étudiant de 23 ans, a suscité une onde de choc à Lyon. Lynché après avoir assisté à une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan, cet événement tragique a mis en lumière le groupe d’extrême droite Némésis, dont Quentin était membre. Cet article explore les différents aspects de ce collectif et son impact sur la société française.

EN BREF

  • Quentin a été agressé à Lyon après une conférence le 13 février 2026.
  • Il était membre de Némésis, un collectif identitaire d’extrême droite.
  • Le groupe revendique des actions de protection des femmes tout en critiquant l’immigration.

Quentin a été victime d’une agression violente qui a entraîné sa mort, un incident qui soulève des interrogations sur la violence politique en France. Selon les informations, il aurait été attaqué par des militants antifascistes alors qu’il faisait partie du service d’ordre de Némésis, ce qui a mis en avant la tension croissante entre les groupes d’extrême droite et ceux de gauche.

Qui est Némésis ?

Fondé en 2019 par Alice Cordier, Némésis se présente comme un collectif de défense des femmes. Cependant, son approche et ses revendications suscitent des controverses, notamment en raison de leur lien avec des idées d’extrême droite. Le groupe affirme vouloir représenter des victimes de violences qui n’ont pas été entendues par d’autres associations, mais il est souvent critiqué pour sa manière de relier la question des violences de genre à celle de l’immigration.

Alice Cordier, qui est devenue le visage public du collectif, a récemment déclaré que les militantes de Némésis ont dû se battre pour se faire connaître et pour revendiquer leur cause, sans aucun soutien financier. Le collectif ne perçoit pas de subventions, mais cherche à obtenir une visibilité à travers les médias et les réseaux sociaux.

Les actions et la visibilité de Némésis

Avec environ 110 000 abonnés sur Instagram et 120 000 sur X, Némésis utilise les réseaux sociaux pour partager des informations sur des affaires de violences sexuelles, mettant souvent en avant la nationalité des suspects. Le groupe se distingue par ses actions coups de poing lors d’événements féministes, où il défile de manière parallèle aux manifestations traditionnelles, cherchant à attirer l’attention sur ses revendications.

Le 8 mars dernier, lors de la Journée internationale des droits des femmes, une cinquantaine de membres de Némésis ont défilé à l’écart du cortège principal, où leurs slogans tels que « la fin de l’immigration de masse » et « application des OQTF » ont suscité des réactions de la part d’autres groupes féministes qui les accusent de perturber les manifestations.

Des chercheurs ont souligné que la visibilité de Némésis est inversement proportionnelle à sa capacité d’action sur le terrain. Malgré les 300 militantes revendiquées, le noyau dur du groupe est plus restreint, ce qui remet en question leur influence réelle dans les luttes sociales.

En somme, la mort de Quentin a mis en lumière le fonctionnement et les idéaux de Némésis, un collectif qui continue de susciter des débats au sein de la société française. La violence politique et les tensions entre différentes idéologies semblent s’intensifier, soulevant des questions sur l’avenir des groupes identitaires en France.