Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture et candidate à la mairie de Paris, semble déterminée à conserver son poste, malgré les pressions exercées par le Premier ministre, Sébastien Lecornu. Les informations révélées par Politico le 23 février soulignent les tensions croissantes entre les deux personnalités politiques.
EN BREF
- Rachida Dati souhaite rester ministre de la Culture malgré son engagement à la mairie de Paris.
- Les relations avec le Premier ministre Sébastien Lecornu sont tendues, marquées par des frictions.
- Une démission attendue pour mi-février pourrait être repoussée, suscitant des inquiétudes à l’Élysée.
La question de la démission de Rachida Dati est au cœur des préoccupations politiques, alors qu’elle a annoncé sur France Inter le 18 janvier dernier son intention de quitter le gouvernement pour se consacrer pleinement à sa campagne électorale. Initialement, un accord avait été conclu pour qu’elle se retire à la mi-février. Néanmoins, des sources indiquent qu’elle souhaite désormais rester au ministère de la Culture, craignant de ne plus avoir de rôle significatif en cas d’échec aux élections municipales qui se dérouleront les 15 et 22 mars prochains.
Un proche de Rachida Dati a évoqué le phénomène connu sous le nom de « syndrome Bruno Retailleau », soulignant que quitter le gouvernement pourrait signifier une perte d’influence. Ce sentiment est renforcé par les tensions avec Sébastien Lecornu, qui semble impatient de voir Dati quitter son poste. Un autre proche d’Emmanuel Macron a même déclaré que Dati voulait « faire chier Lecornu jusqu’au bout », suggérant que les relations entre les deux sont marquées par une véritable rivalité.
Tensions au sein du gouvernement
Ces tensions ne sont pas nouvelles. Un article du Canard Enchaîné publié le 4 février dernier révélait que Lecornu avait suggéré à Dati de quitter son poste après l’approbation du budget, une demande qui n’a pas été bien accueillie par la ministre. Dati, connue pour son franc-parler, lui aurait rétorqué : « Je ne suis pas ta boniche », illustrant ainsi la nature conflictuelle de leurs interactions.
Il est clair que la situation est devenue délicate pour Dati, qui doit jongler entre ses responsabilités ministérielles et sa campagne à la mairie. Le chef de l’État, de son côté, souhaite que Dati mette fin à son mandat ministériel après avoir finalisé certains dossiers sensibles, une position qui pourrait également être à l’origine des frictions observées.
Les semaines à venir s’annoncent cruciales pour Rachida Dati, qui devra naviguer dans un environnement politique complexe. Sa capacité à maintenir son poste tout en menant une campagne efficace pour la mairie de Paris sera scrutée de près. Le résultat de cette dynamique pourrait avoir des répercussions non seulement sur sa carrière, mais également sur l’équilibre au sein du gouvernement.
Alors que les élections municipales approchent, l’attention se concentre sur les stratégies politiques et les alliances au sein du paysage politique parisien. Rachida Dati, figure emblématique du 7e arrondissement, est désormais à un carrefour déterminant de sa carrière. Sa détermination à rester ministre de la Culture pourrait bien redéfinir les lignes de force au sein du gouvernement et influencer le cours de sa campagne électorale.