Raphaël Glucksmann évoque avec fierté l’héritage de son grand-père espion

Invité sur le plateau de France Info le 29 janvier, Raphaël Glucksmann a partagé des détails émouvants sur la vie de son grand-père, un espion au service de l’Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce témoignage poignant a mis en lumière un parcours familial hors du commun, qui sera approfondi dans un documentaire à venir sur Public Sénat.

EN BREF

  • Raphaël Glucksmann évoque son grand-père espion, Rubin Glucksmann.
  • Un documentaire sur la famille Glucksmann sera diffusé le 31 janvier.
  • Glucksmann exprime sa gratitude pour l’héritage français de son grand-père.

Le 31 janvier, le documentaire intitulé Les Glucksmann : une histoire de famille plongera les téléspectateurs dans l’histoire de cette famille singulière. Rubin Glucksmann, l’aïeul de Raphaël, a été un acteur clé dans le monde de l’espionnage. Après avoir été envoyé à Moscou, il a évolué à travers l’Allemagne, la France et l’Angleterre. Son parcours tragique a pris une tournure dramatique en 1940, lorsqu’il a été arrêté par les autorités britanniques et interné avant d’être déporté vers le Canada. Malheureusement, il n’atteindra jamais sa destination, le navire qui le transportait étant attaqué par les Allemands.

Ce récit d’espionnage a profondément marqué Raphaël Glucksmann. Sur France Info, il a exprimé sa fascination pour son grand-père, révélant : « Je savais qu’il avait œuvré pour espionner l’Allemagne nazie, mais je ne connaissais pas les détails. […] Il a été espion dans l’Italie fasciste. Il a soutenu la République espagnole. Et il a été espion en Allemagne. »

Cette connexion familiale a renforcé son sentiment d’appartenance à la France. En évoquant la volonté de son grand-père que son fils naisse français, Glucksmann a déclaré avec émotion : « Pour ça, je le remercie chaque jour que Dieu fait ! » Une gratitude qui résonne avec force dans le discours du député, qui se considère fier de cet héritage.

Par ailleurs, la discussion sur France Info ne s’est pas limitée à l’histoire familiale. Glucksmann a également abordé son engagement politique, notamment son rôle auprès de l’ancien président géorgien Mikheil Saakachvili. En réponse à des accusations de Jean-Luc Mélenchon, qui l’a qualifié de collaborateur d’un « dictateur », Glucksmann a défendu son action, affirmant avoir aidé le gouvernement géorgien à résister à la pression de Poutine. « Il n’avait rien d’un dictateur », a-t-il précisé, avant de critiquer Mélenchon pour ses propres affiliations à des régimes autoritaires.

Raphaël Glucksmann a conclu en affirmant sa conviction que la France peut retrouver sa grandeur et sa place sur la scène internationale. Son témoignage sur son grand-père témoigne non seulement d’une admiration profonde, mais également d’un engagement à défendre les valeurs qu’il associe à son héritage familial.