Les consommateurs français sont en alerte suite à un rappel massif de préservatifs non conformes. La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) et la Direction Générale de la Santé (DGS) ont annoncé le 21 août 2026 la mise en lumière de ce problème majeur, touchant plus de 300 000 préservatifs vendus récemment dans le pays.
EN BREF
- Plus de 300 000 préservatifs défectueux rappelés en France.
- Deux références présentent des risques d’éclatement et de perforation.
- Les autorités recommandent un dépistage des infections sexuellement transmissibles.
Les préservatifs sont essentiels non seulement comme moyen de contraception, mais aussi comme protection contre les infections sexuellement transmissibles. Les deux institutions ont souligné l’importance de la conformité de ces produits pour la sécurité des consommateurs. Après des analyses en laboratoire, deux types de préservatifs ont été identifiés comme défectueux, l’un présentant un risque d’éclatement et l’autre étant sujet à des perforations.
Parmi les produits concernés, les préservatifs « latex naturel ultra-fins » de la marque My Lubie, disponibles en pharmacie, sur Amazon et dans des enseignes telles que Nuoo, Mademoiselle Bio, Monoprix, Ayanature et Passage du désir, ont été rappelés. Ces produits ont été commercialisés entre le 23 décembre 2025 et le 22 mai 2026. L’autre référence concernée est le préservatif SAFE de la marque Friday Bae, vendu principalement dans des sex-shops entre fin novembre 2023 et mai 2026.
En outre, la DGCCRF et la DGS ont alerté sur la vente en ligne de plusieurs autres préservatifs qui ne respectent pas les normes de sécurité. Environ une trentaine de références, représentant près de 40 000 préservatifs, n’ont ni marquage CE, ni évaluation de conformité par un organisme tiers. Ces produits sont jugés non conformes et peuvent présenter des risques graves pour la santé des utilisateurs, tels que des infections sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées.
Suite à ces découvertes, la DGCCRF a pris des mesures en alertant les marketplaces concernées, ayant pour effet la suppression de 36 annonces non conformes. Plusieurs plateformes de vente en ligne se sont engagées à revoir leurs systèmes de vérification pour garantir la sécurité de leurs produits.
Pour les consommateurs ayant acheté ces préservatifs défectueux, la DGS et Santé publique France recommandent de se rendre dans un laboratoire d’analyses médicales pour un dépistage des infections sexuellement transmissibles. Un test de grossesse est également conseillé en cas de retard de règles.
Il est primordial de rester vigilant lors de l’achat de préservatifs, en particulier en ligne. Les autorités conseillent de vérifier les éléments suivants :
- Présence du marquage CE.
- Évaluation de conformité par un organisme tiers.
- Emballage en français.
En conclusion, cette alerte met en lumière l’importance de la conformité des produits de santé, et la vigilance des consommateurs est essentielle pour garantir leur sécurité.