Le procès de Lucas Larivée, âgé de 24 ans, s’est ouvert ce samedi 21 mars 2026 à Tulle, où la réclusion criminelle à perpétuité a été requise contre lui, assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. Il est jugé pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac, survenu après une soirée en discothèque en 2022.
EN BREF
- Lucas Larivée risque la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de Justine Vayrac.
- Le procès met en lumière des actes prémédités et des mensonges de l’accusé.
- Justine Vayrac, mère de deux ans, avait disparu en octobre 2022 après leur rencontre.
Lors de son intervention, l’avocate générale, Emilie Abrantes, a décrit Lucas Larivée comme un individu ayant mis en place une « mécanique machiavélique et glaçante » dès la nuit des faits. Elle a souligné le cynisme de l’accusé, qui a tenté de rassurer ses amis par téléphone après la mort de Justine, tout en ayant pris soin d’enterrer son corps. Larivée aurait également inventé un personnage fictif pour se soustraire à ses responsabilités.
Au cœur de cette affaire, la victime, Justine Vayrac, âgée de 20 ans et mère d’un enfant de deux ans, avait été signalée disparue le 23 octobre 2022, peu après sa rencontre avec Lucas Larivée dans une boîte de nuit à Brive-la-Gaillarde. Selon l’accusation, il aurait violé, étranglé et tué Justine après l’avoir amenée chez lui. Depuis le début du procès, Larivée plaide l’accident survenu lors d’un jeu sexuel consenti pour justifier la mort de la jeune femme.
Cependant, plusieurs éléments ont fragilisé cette défense. Les expertises médicales ont révélé des projections de sang dans la chambre, et des coups portés à la victime ont été attestés. De plus, le témoignage d’une seconde jeune femme, qui a rapporté avoir été étranglée par Larivée lors d’une autre rencontre dans le même lit, a également contribué à accabler l’accusé.
Au début de l’enquête, Larivée avait tenté de se dédouaner en évoquant l’intervention d’un tiers fictif, qu’il accusait d’avoir violé Justine et de lui avoir asséné plusieurs coups de poing. L’avocate générale a rétorqué que ce mensonge ne faisait qu’aggraver son cas : « Ce récit attribué à un tiers fictif correspondait exactement aux constatations scientifiques », a-t-elle déclaré.
Les parents de Justine, qui ont témoigné lors du procès, ont décrit leur fille comme « douce » et « très sensible ». Ils ont expliqué que, ce soir-là, Justine était alcoolisée et particulièrement vulnérable, ce qui a fait d’elle une proie facile pour Lucas Larivée, connu pour avoir eu de multiples relations avec des femmes, selon l’enquête. Le verdict est attendu dans la journée.
Ce procès met en lumière la violence faite aux femmes et le besoin de justice dans des affaires aussi tragiques. La société est en attente d’une décision qui pourrait marquer un tournant dans la lutte contre ces actes criminels.