Renault propulse le CAC 40, TotalEnergies enregistre un bénéfice record

Le jeudi 29 octobre 2026, les marchés boursiers ont connu des tendances contrastées, illustrant une dynamique complexe dans les résultats des entreprises. À Paris, le CAC 40 a enregistré une hausse de 1,05 % pour atteindre 7 970 points, soutenu par des résultats d’entreprises largement encourageants. Renault, en tête de liste, a vu son action grimper de 6,9 %, suivi de Dassault Systèmes (+6,3 %), Safran (+2,6 %) et Saint-Gobain (+2,3 %). À l’opposé, Pluxee a subi une chute de 16,4 %, un sujet que nous aborderons plus en détail dans cet article.

EN BREF

  • Renault en tête du CAC 40 avec une hausse de 6,9 % après un chiffre d’affaires trimestriel solide.
  • TotalEnergies annonce un bénéfice net en hausse de 124 % grâce à la flambée des prix de l’énergie.
  • Pluxee dégringole de 16,4 % en raison de réformes impactant son activité au Brésil.

Sur le marché américain, la situation est moins réjouissante. Le Nasdaq a connu une baisse de 1,3 %, principalement en raison de la chute des valeurs technologiques. Alphabet, la maison mère de Google, a vu son action plonger de 12 % après des résultats jugés décevants, entraînant avec elle une chute des fabricants de semi-conducteurs. Les investisseurs s’inquiètent des rendements des énormes investissements réalisés dans l’intelligence artificielle. Néanmoins, Microsoft a rassuré les marchés en annonçant un chiffre d’affaires en hausse de 19 %, atteignant 92,3 milliards de dollars, tandis qu’Oracle a promis de générer 30 milliards de dollars de trésorerie disponible d’ici 2029.

Sur le plan économique, les banques centrales américaine et européenne ont décidé de maintenir leurs taux inchangés. Christine Lagarde a également annoncé son départ de la Banque centrale européenne prévu pour février prochain. Aux États-Unis, la croissance économique a dépassé les attentes, atteignant 3,4 % pour le troisième trimestre, tandis que le taux de chômage demeure faible. Cependant, l’inflation, qui a atteint 3,6 %, complique toute perspective de baisse des taux d’intérêt.

Renault a particulièrement brillé en cette journée, son action s’envolant de 6,91 % pour atteindre 28,17 euros, en tête du CAC 40. Ce bond fait suite à un chiffre d’affaires trimestriel de 11,6 milliards d’euros, supérieur aux attentes, malgré une baisse des volumes. Le constructeur automobile a su compenser en augmentant ses ventes à ses partenaires, en proposant des modèles plus rentables et en maîtrisant ses coûts. Les services financiers de Renault ont également contribué à cette performance avec une progression de 11 % de leurs revenus.

Renault a confirmé ses objectifs annuels, prévoyant une marge opérationnelle d’environ 5,5 % et près d’un milliard d’euros de trésorerie générée par son activité automobile. Cette solidité se démarque dans un contexte où plusieurs concurrents ont émis des avertissements sur leurs résultats. Le groupe privilégie la rentabilité à la course aux volumes, bien qu’il reste sous pression face à l’offensive chinoise sur le marché européen, où il réalise environ 70 % de ses revenus. Malgré ce rebond, l’action de Renault a perdu 20 % depuis le début de l’année.

De son côté, TotalEnergies a profité de l’envolée des prix de l’énergie, avec un bénéfice net en hausse de 124 %, atteignant 8,26 milliards de dollars pour le troisième trimestre. Le géant français bénéficie d’un pétrole à 97 dollars le baril en moyenne, contre 69,1 dollars l’année précédente, ainsi que d’une forte demande de gaz naturel liquéfié et de marges de raffinage multipliées par quatre en Europe. Cette performance a permis à Total de générer 12,26 milliards de dollars de trésorerie et d’augmenter son dividende à 0,90 euro par action, soit une hausse de 5,9 %.

Cependant, cette envolée des profits soulève des critiques, surtout alors que les prix à la pompe continuent de grimper et que le climat social se tend en France. L’action de Total a progressé de 52 % depuis le début de l’année sur la Bourse de Paris, hors dividendes.

Dans le SBF 120, Mersen a connu une belle performance avec une hausse de 11,91 % à 43,96 euros, tandis que Soitec a augmenté de 8,04 % pour atteindre 133,00 euros. À l’inverse, Pluxee a été la lanterne rouge, son action chutant à 11,86 euros, soit -16,42 %, impactée par une réforme au Brésil qui a réduit ses commissions et accru la concurrence. Les prévisions pour 2026-2027 ne sont pas rassurantes, la société visant un résultat brut d’exploitation inférieur aux attentes du marché.

Enfin, les marchés se préparent à une fin de mois riche en événements. Les résultats trimestriels de Sanofi, ainsi que ceux des géants pétroliers ExxonMobil et Chevron, sont attendus pour évaluer l’impact des conditions du marché énergétique sur leurs bénéfices. Les commentaires sur la demande et les investissements donneront le ton à l’ensemble du secteur.

En somme, le paysage boursier reste complexe, entre des acteurs qui se distinguent et d’autres qui peinent à rassurer les investisseurs. La suite des événements s’annonce déterminante pour évaluer la santé économique globale.