Une jeune Bretonne, Margaux, se retrouve au centre d’une affaire médicale après avoir découvert la présence d’une aiguille de 5 cm dans son dos, restée là durant près d’un an. Cette situation a débuté suite à une ponction lombaire mal réalisée au CHU de Rennes. Margaux, âgée de 24 ans et enceinte à l’époque des faits, a depuis décidé de porter plainte contre l’établissement.
EN BREF
- Une aiguille de 5 cm retrouvée dans le dos d’une jeune femme après une erreur médicale.
- La patiente a porté plainte contre le CHU de Rennes pour blessures involontaires.
- Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Rennes.
Tout commence en février 2025 lorsque Margaux est transférée aux urgences du CHU de Rennes, souffrant de maux de tête intenses et de douleurs à la nuque. Les médecins suspectent une hypertension intracrânienne et décident de réaliser une ponction lombaire pour drainer le liquide céphalorachidien. Cette procédure, effectuée par un interne, tourne mal. Margaux se souvient d’un moment éprouvant : “Ça a duré deux heures et demie. Ça m’a fait un mal de chien…” explique-t-elle. Malgré les tentatives infructueuses, la procédure est finalement effectuée deux jours plus tard, sans complication apparente.
Après cette intervention, Margaux commence à ressentir des douleurs persistantes, décrivant une boule dure et rouge dans son dos, que les médecins classifient comme un simple hématome. Pourtant, la douleur devient insupportable et altère sa qualité de vie. Elle ne peut plus porter de pantalons taille basse et même s’asseoir devient un calvaire. À la naissance de sa fille, les douleurs s’intensifient, provoquant des sensations de décharges électriques le long de ses jambes.
Ce n’est qu’en décembre 2025, après plusieurs mois de souffrances, qu’un médecin découvre l’aiguille métallique logée dans son dos. L’intervention chirurgicale pour retirer ce corps étranger a eu lieu le 17 décembre 2025, permettant à Margaux de bénéficier d’une interruption totale de travail de 300 jours pour se remettre de cette expérience traumatisante.
Face à cette situation, Margaux a décidé de porter plainte contre le CHU de Rennes le 10 décembre 2025. Elle questionne la gestion de son cas et s’interroge sur le fait que personne n’ait remarqué la présence de l’aiguille lors de ses visites médicales ultérieures. “J’ai l’impression que les médecins ne m’ont pas crue”, déplore-t-elle, exprimant son sentiment d’invisibilité face à la douleur qu’elle endure.
Le parquet de Rennes a ouvert une enquête préliminaire pour blessures involontaires afin d’évaluer les responsabilités de l’établissement de santé et des professionnels impliqués dans son suivi médical. Cette affaire soulève des questions importantes sur la sécurité des patients et la nécessité d’une vigilance accrue lors des interventions médicales.
Margaux espère que cette plainte permettra d’améliorer les pratiques au sein des établissements de santé et d’éviter que d’autres patients ne rencontrent des expériences similaires. En attendant, elle se concentre sur sa réhabilitation et le bien-être de sa famille, déterminée à surmonter les séquelles de cette tragique mésaventure.