Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, l’équipe nationale d’Iran, connue sous le nom de Team Melli, a rapidement réagi aux commentaires du président américain Donald Trump concernant leur participation à la Coupe du Monde de football. Ce dernier avait exprimé ses doutes quant à la sécurité des joueurs iraniens aux États-Unis.
EN BREF
- Team Melli affirme que personne ne peut les exclure de la Coupe du Monde.
- Trump a exprimé des inquiétudes sur la sécurité des joueurs en raison des tensions actuelles.
- La FIFA a confirmé que les Iraniens sont les bienvenus aux États-Unis pour le tournoi.
La réponse de l’équipe d’Iran a été publiée sur leur compte Instagram dans la nuit du 12 au 13 mars. Dans ce message, ils affirment que la Coupe du Monde est un événement international piloté par la FIFA et non par un individu ou un pays. Ils mettent également en avant leur qualification pour cette compétition majeure, soulignant leur parcours réussi.
Dans leur intervention, les joueurs ont précisé : « Personne ne peut exclure l’équipe nationale d’Iran de la Coupe du monde ; le seul pays qui pourrait être exclu est celui qui porte le titre d’“hôte” tout en manquant de capacités pour assurer la sécurité des équipes participant à cet événement global. » Cette déclaration semble être une allusion directe aux États-Unis, qui co-organisent le Mondial de 2026 avec le Canada et le Mexique.
Les inquiétudes de Donald Trump, exprimées sur son réseau Truth Social, stipulaient que l’Iran ne devrait pas participer au tournoi pour sa propre sécurité. « L’équipe nationale d’Iran est la bienvenue à la Coupe du monde mais je ne pense vraiment pas que leur présence soit appropriée, pour leur propre vie et sécurité », a-t-il écrit, à un moment où les tensions entre les États-Unis et l’Iran sont à leur paroxysme.
Cette déclaration intervient dans un contexte de conflits militaires, notamment après le lancement, le 28 février, d’une offensive aérienne conjointe des États-Unis et d’Israël sur l’Iran, qui a entraîné la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien. Ces événements ont ravivé les craintes concernant la sécurité non seulement des joueurs, mais aussi des spectateurs potentiels.
Sur le terrain, l’équipe d’Iran se prépare à affronter la Nouvelle-Zélande et la Belgique à Los Angeles, suivie d’un match contre l’Égypte à Seattle. Leur camp de base sera situé à Tucson, en Arizona, où ils espèrent se concentrer sur leur performance sportive, malgré les turbulences politiques qui les entourent.
Pour sa part, Gianni Infantino, le président de la FIFA, a affirmé que Trump avait assuré lors d’une conversation que l’équipe iranienne était la bienvenue pour participer à ce tournoi. Cette promesse a été confirmée par la Maison Blanche, qui a souligné l’importance de maintenir le sport comme un vecteur d’unité dans des temps difficiles.
Alors que la Coupe du Monde approche, la situation reste tendue, et les équipes, y compris l’Iran, espèrent que le sport pourra transcender les conflits politiques et offrir un moment de paix et de compétition amicale sur la scène internationale.