Reprise des frappes au Moyen-Orient après une brève accalmie

Les tensions au Moyen-Orient se sont intensifiées ce mercredi 29 juillet, mettant fin à une accalmie passagère. L’armée américaine a annoncé avoir intercepté des missiles iraniens, menant à une offensive conjointe avec l’Arabie saoudite contre des milices pro-iraniennes en Irak, ce qui a entraîné une hausse significative des prix du pétrole.

EN BREF

  • Les frappes ont repris, ciblant des milices pro-iraniennes en Irak.
  • Les prix du pétrole ont fortement augmenté suite aux récents événements.
  • Donald Trump et Benjamin Netanyahu se sont rencontrés à Washington pendant cette escalade.

Ce regain de violence survient alors que le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se rencontrent pour la première fois depuis le début de la guerre, lancée ensemble le 28 février. « Des avions de combat américains et saoudiens ont frappé plusieurs sites logistiques et d’armement terroristes dans l’est de l’Irak », a indiqué le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Le Centcom a mis en garde l’Iran et ses alliés, leur demandant de cesser leurs attaques sous peine de représailles. Le ministère de la Défense d’Arabie saoudite a confirmé ces frappes, les qualifiant de réponses à des tentatives d’attaques par drones contre des installations pétrolières dans l’est du royaume.

Les Hachd al-Chaabi, des ex-paramilitaires intégrés à l’armée irakienne, ont déclaré avoir été touchés par ces frappes, rapportant plusieurs morts et dégâts matériels. Des sources proches de ce groupe ont indiqué que dix de ses membres avaient perdu la vie dans l’attaque.

Le Centcom a également annoncé avoir intercepté des missiles iraniens, qui auraient été tirés dans le cadre d’une attaque surprise contre les forces américaines au Moyen-Orient. Téhéran n’a pas confirmé cette agression, mais des informations rapportées par l’agence Tasnim indiquent que les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique d’Iran, ont intercepté trois pétroliers dans le détroit d’Ormuz.

Les prix du pétrole, qui avaient légèrement baissé lors de l’accalmie, ont connu une hausse notable. À 5h35 (heure de Paris), le baril de WTI nord-américain s’élevait à 82,43 dollars, soit une augmentation de 4,00 %, tandis que le baril de Brent atteignait 87,57 dollars, en hausse de 4,14 %.

Le détroit d’Ormuz, par lequel transitaient avant la guerre près de 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial, est de nouveau sous contrôle iranien depuis la reprise des hostilités début juillet. Par ailleurs, mardi, les Houthis du Yémen ont déclaré avoir visé un pétrolier saoudien en mer Rouge, l’accusant d’avoir violé un blocus naval qu’ils affirment avoir imposé au royaume.

Les tensions entre l’Iran et les États-Unis se sont récemment étendues à un nouveau front, impliquant les Houthis et l’Arabie saoudite, qui soutient le gouvernement yéménite. Au cours de leur réunion, Donald Trump a exprimé sa satisfaction sur plusieurs sujets, tandis que Benjamin Netanyahu a souligné l’importance de leur objectif commun : empêcher l’Iran d’accéder à des armes nucléaires.

Cependant, malgré l’optimisme affiché lors de cette réunion confidentielle, des divergences subsistent entre les deux dirigeants. Israël, qui a lancé l’offensive sur Téhéran en février, n’a pas participé aux récents combats. La visite de Netanyahu à Washington coïncide avec sa campagne pour les élections législatives du 27 octobre, où les derniers sondages indiquent une difficulté à obtenir un nouveau mandat.

Les relations entre Trump et Netanyahu, qui avaient connu des tensions en avril lors de discussions sur un cessez-le-feu avec Téhéran, semblent avoir été apaisées, mais l’avenir de cette alliance reste incertain.