Le 17 mars 2026, lors d’une conférence de presse à Marseille, Sébastien Delogu, candidat de La France Insoumise (LFI) à la mairie, a annoncé son retrait de la course électorale. Cette décision a été motivée par la volonté de ne pas laisser le Rassemblement national (RN) s’imposer dans la deuxième ville de France. M. Delogu a exprimé des craintes quant au risque qu’une victoire du RN puisse avoir sur l’avenir de la ville, déclarant : « Marseille ne doit jamais tomber dans les mains de ces gens-là ».
EN BREF
- Sébastien Delogu de LFI se retire pour éviter une victoire du RN à Marseille.
- Benoît Payan, en tête des élections, refuse toute alliance avec LFI.
- Des tensions émergent au sein de la droite et de l’extrême droite sur les stratégies électorales.
Le retrait de M. Delogu, qui a obtenu un score de 11,94 % lors du premier tour, pourrait favoriser la réélection de Benoît Payan, le maire sortant, qui se trouve actuellement en position de force avec 36,7 % des voix. Le Rassemblement national, quant à lui, a obtenu 35,02 %, ce qui le place en seconde position. M. Payan avait déjà rejeté une éventuelle alliance avec LFI, qualifiant cette proposition de « main tendue » après des mois de tensions et d’affrontements politiques.
Dans une tirade émotive, Sébastien Delogu a insisté sur son engagement à ne pas céder face à ceux qu’il qualifie de « criminels » et de « discriminateurs », affirmant que sa décision visait à protéger les intérêts de la jeunesse marseillaise. Il a recommandé à ses électeurs de voter pour la coalition de gauche de M. Payan, en énonçant des consignes claires pour barrer la route au RN.
Le président du RN, Jordan Bardella, a réagi en appelant à la candidature de Martine Vassal, candidate de la droite et du centre, à se retirer également. Selon lui, le retrait de Delogu ouvre la voie à une victoire de la gauche, qu’il désigne comme étant sous l’influence de Jean-Luc Mélenchon. Franck Allisio, député du RN, a quant à lui critiqué l’incapacité de son parti à séduire l’électorat marseillais, tout en reprochant à Martine Vassal de ne pas abandonner sa propre candidature.
Martine Vassal a répondu à ces critiques avec détermination, affirmant qu’elle poursuivrait sa campagne malgré les pressions. Elle a déclaré : « J’en ai rien à foutre des postes », soulignant ainsi son intention de rester fidèle à sa vision politique, malgré les résultats modestes de son parti. Le climat politique à Marseille est tendu, avec des accusations réciproques sur des alliances secrètes entre différentes factions politiques. M. Payan a par ailleurs appelé à l’unité pour contrer la menace que représente le RN, qu’il considère comme un danger pour la ville.
La situation à Marseille est d’autant plus préoccupante que la ville fait face à des enjeux sociaux, économiques et culturels importants. Les derniers développements mettent en lumière la polarisation croissante entre les différentes forces politiques. Dans ce contexte, les alliances et les stratégies électorales sont scrutées de près, tant par les observateurs que par les citoyens.
Dans d’autres villes françaises, des accords ont été établis entre LFI et d’autres partis de gauche pour contrer l’extrême droite, illustrant une dynamique politique différente de celle observée à Marseille. À Paris, par exemple, le socialiste Emmanuel Grégoire a réaffirmé son opposition à une alliance avec LFI, illustrant ainsi la complexité des relations entre les différents partis de gauche.
Le cinéaste Robert Guédiguian, connu pour son engagement social, a également pris position sur ce sujet. Il a exprimé son soutien à Benoît Payan sur les réseaux sociaux, appelant à mettre de côté les querelles politiques pour se concentrer sur les véritables enjeux de la ville.
Ainsi, Marseille se trouve à un tournant crucial, où les décisions prises par ses responsables politiques pourraient avoir des répercussions durables sur l’avenir de ses habitants.