Chaque année, la législation fiscale française propose divers abattements pour alléger le revenu imposable de certaines catégories de contribuables. Si l’abattement forfaitaire de 10 % pour les salariés est bien connu, d’autres dispositifs le sont moins, notamment celui destiné aux personnes âgées de plus de 65 ans au 31 décembre de l’année d’imposition. Pour 2026, ces montants ont été mis à jour conformément à la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu, fixée à 0,9 % par la Loi de Finances. Certains retraités peuvent ainsi prétendre à un abattement atteignant 2 821 euros, voire plus pour un couple.
EN BREF
- Les retraités de plus de 65 ans peuvent bénéficier d’un abattement fiscal en 2026.
- Le plafond de revenu net global pour en bénéficier est de 28 423 euros.
- Les couples peuvent doubler cet abattement, atteignant jusqu’à 5 642 euros.
Pour accéder à cet avantage fiscal en 2026, le revenu net global du foyer fiscal ne doit pas dépasser 28 423 euros. Ce seuil constitue la première condition d’éligibilité. En pratique, deux niveaux d’abattement sont prévus. Si le revenu est inférieur à 17 668 euros, l’abattement s’élève à 2 821 euros. En revanche, pour un revenu compris entre 17 668 euros et 28 423 euros, l’avantage est réduit à 1 411 euros, comme le souligne droit-finances.net. Ainsi, plus le revenu est modeste, plus l’abattement est élevé. Il est crucial de noter que ces seuils s’appliquent au niveau du foyer fiscal, et non individuellement.
Le mécanisme devient d’autant plus avantageux pour les couples. Lorsque chaque membre du foyer respecte la condition d’âge, cette mesure permet de doubler les montants. Concrètement, un couple dont le revenu net global est inférieur à 17 668 euros peut bénéficier d’un abattement total de 5 642 euros. Cela permet d’amortir la base imposable et, par conséquent, de réduire l’impôt dû.
Chaque année, les seuils et montants sont ajustés en fonction du barème progressif de l’impôt sur le revenu. En 2026, la revalorisation est fixée à 0,9 %, conformément aux dispositions de la Loi de Finances. Cette indexation vise à garantir que l’inflation ne prive pas certains contribuables de leurs avantages. Même si les montants évoluent modérément, ils reflètent un engagement à préserver le pouvoir d’achat fiscal des seniors concernés.
Contrairement à certaines idées reçues, cet abattement ne concerne pas uniquement les pensions de retraite. Il s’applique au revenu net global, tel que défini par le Code général des impôts. Ce dernier est calculé après agrégation des différentes catégories de revenus imposables. À noter que les plus-values soumises à un taux proportionnel ou les revenus déjà taxés via un prélèvement libératoire ne sont pas inclus dans ce calcul. Par conséquent, un foyer peut avoir un patrimoine financier conséquent tout en restant éligible, tant que son revenu net global demeure sous les plafonds établis.
En pratique, cet abattement peut également bénéficier à des retraités disposant de revenus de placement importants, à condition que ces derniers soient imposés séparément. Ainsi, un couple ayant des revenus mobiliers soumis au prélèvement forfaitaire unique peut tout de même profiter de l’abattement si ses pensions et autres revenus intégrés dans le revenu net global respectent les seuils. Cette mesure ne se limite donc pas aux situations de précarité extrême, mais constitue également un ajustement fiscal pour des profils plus diversifiés.
Enfin, le dispositif ne se limite pas uniquement aux personnes de plus de 65 ans. Les titulaires d’une pension militaire d’invalidité ou d’une pension pour accident du travail peuvent également en bénéficier, à condition que leur taux d’invalidité atteigne au moins 40 %. Les mêmes plafonds de ressources s’appliquent. Cette extension traduit une logique de solidarité envers les contribuables fragilisés, qu’il s’agisse de l’âge ou de l’état de santé. Ainsi, le champ d’application de l’abattement dépasse la seule catégorie des retraités classiques et mérite une attention particulière lors de la déclaration des revenus.