À partir du 1er avril 2026, les prestations sociales versées par la Caisse d’allocations familiales (CAF) vont connaître une légère revalorisation. Les montants du revenu de solidarité active (RSA), des allocations familiales, de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) seront ajustés pour tenir compte de l’inflation, bien que la hausse soit moins importante que l’année précédente.
EN BREF
- Les aides sociales augmentent de 0,9 % au 1er avril 2026.
- Le RSA pour une personne seule passe à 652,43 euros par mois.
- La majoration des allocations familiales pour les enfants est désormais à 18 ans.
Chaque année, les aides sociales sont ajustées afin de suivre l’évolution de l’inflation. Cette fois-ci, la revalorisation s’établit à 0,9 %, un chiffre bien en deçà des 1,7 % appliqués l’an passé. Les montants révisés s’appliqueront aux droits d’avril, dont le versement est prévu début mai. Bien que la hausse soit modeste, elle varie selon la situation des bénéficiaires.
Revenu de solidarité active (RSA)
Le RSA, qui garantit un minimum de ressources à près de 1,79 million de foyers, voit ses montants ajustés. À partir du 1er avril 2026, une personne seule sans enfant percevra 652,43 euros par mois, soit une augmentation de 5,91 euros. Pour un foyer avec un enfant, le RSA passera à 978,51 euros (+8,73 euros), et à 1.174,21 euros pour deux enfants (+10,47 euros). En ce qui concerne les couples, les montants seront de 978,51 euros sans enfant (+8,71 euros), 1.174,21 euros avec un enfant (+10,47 euros) et 1.369,92 euros avec deux enfants (+12,22 euros).
Il est à noter que ces montants représentent des plafonds avant déductions. Si vous bénéficiez d’une aide au logement, la CAF applique un forfait qui peut réduire le montant réel du RSA. Ainsi, le versement sur votre compte pourrait augmenter de seulement quelques euros malgré la hausse annoncée.
Allocations familiales et AAH
Les allocations familiales, qui concernent les foyers ayant au moins deux enfants de moins de 20 ans, connaissent également une revalorisation de 0,9 %. Pour une famille avec deux enfants, l’aide mensuelle atteindra 152,41 euros si les ressources ne dépassent pas 79.980 euros. Les montants varient selon les ressources, avec des gains de revalorisation allant de 0,34 à 4,84 euros par mois.
Un changement notable concerne la majoration des allocations familiales liée à l’âge des enfants. Depuis le 1er mars 2026, la limite d’âge pour bénéficier de cette majoration est désormais fixée à 18 ans, contre 14 ans auparavant. Les familles ayant des enfants nés après le 1er mars 2012 devront attendre plus longtemps pour recevoir cette aide supplémentaire.
Quant à l’allocation aux adultes handicapés (AAH), versée à environ 1,35 million de personnes, elle augmentera également. Le montant maximum à taux plein passera de 1.033,32 euros à 1.042,62 euros par mois, apportant une hausse de 9,30 euros. Comme pour les autres prestations, le versement de l’AAH est généralement effectué le 5 du mois suivant.
Allocation de rentrée scolaire (ARS)
L’allocation de rentrée scolaire, qui soutient environ 3 millions de familles pour les dépenses liées à la scolarité, sera revalorisée pour la rentrée 2026-2027. Les montants atteindront 427,29 euros pour les enfants âgés de 6 à 10 ans, 450,87 euros pour ceux de 11 à 14 ans et 466,49 euros pour les adolescents de 15 à 18 ans. À Mayotte, les montants seront légèrement supérieurs, respectivement à 429,43, 453,13 et 468,83 euros.
Cette allocation est destinée aux enfants nés entre le 16 septembre 2008 et le 31 décembre 2020, qui sont scolarisés, y compris par correspondance. Pour les apprentis, le salaire ne doit pas dépasser 55 % du Smic. Les plafonds de ressources pour 2026 ont également été relevés de 1,8 % et les paiements de l’ARS interviendront en août 2026, comme l’année précédente.
Ces ajustements, bien que modestes, sont essentiels pour de nombreuses familles qui dépendent de ces aides pour faire face à leurs dépenses courantes. La revalorisation des prestations sociales représente donc un soutien, même limité, dans un contexte économique souvent difficile.