Ce vendredi matin, l’eurodéputée de La France insoumise (LFI), Rima Hassan, se rendra au siège de la police judiciaire à Paris. Cette convocation s’inscrit dans le cadre d’une enquête distincte des faits pour lesquels elle a été placée en garde à vue jeudi dernier. Les détails concernant cette nouvelle enquête demeurent pour l’instant flous, mais une source proche du dossier a confirmé cette information à l’AFP.
EN BREF
- Rima Hassan convoquée à la police judiciaire pour une enquête distincte.
- Elle a été relâchée jeudi après une garde à vue pour apologie du terrorisme.
- Le ministre de l’Intérieur a justifié le signalement concernant un tweet de l’eurodéputée.
La convocation de Rima Hassan survient alors qu’elle a été relâchée jeudi soir après avoir passé plusieurs heures en garde à vue. Son audition était liée à des accusations d’apologie du terrorisme, en raison d’un tweet controversé mentionnant Kōzō Okamoto, un des auteurs d’un attentat à l’aéroport de Tel-Aviv en 1972, qui avait causé la mort de 26 personnes.
Le coordinateur national de La France insoumise, Manuel Bompard, a pris la parole ce matin sur Sud Radio pour défendre Rima Hassan. Il a affirmé que l’eurodéputée n’avait « aucune drogue sur elle » lors de son interpellation, dénonçant les « informations mensongères » qui auraient circulé pour ternir sa réputation. Lors de la garde à vue, des substances ont été découvertes dans ses affaires personnelles, notamment du CBD et de la 3MMC, une drogue de synthèse. Le parquet a précisé que ces éléments étaient disjoints et feront l’objet d’une procédure séparée.
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a défendu le signalement fait à la justice concernant le tweet de Rima Hassan. Il a souligné la gravité de ses propos en précisant que « c’était normal de faire un signalement ». Nuñez a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas d’acharnement, affirmant que « l’action politique doit rester dans les limites de l’Etat de droit ».
Cette situation met en lumière les tensions croissantes autour de la liberté d’expression et des limites de l’engagement politique dans le contexte actuel. Les réactions à ces événements sont variées, certains défendant le droit à la critique dans un cadre démocratique, tandis que d’autres appellent à une vigilance accrue face à des discours jugés dangereux.
À l’approche de la convocation de ce matin, l’attention des médias et du public ne fait que croître. Rima Hassan devra faire face à des enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) dans le cadre de cette nouvelle enquête, dont les implications pourraient s’avérer significatives pour sa carrière politique.