Rima Hassan en garde à vue pour apologie du terrorisme et détention de stupéfiants

Le jeudi 2 avril 2026, l’eurodéputée Rima Hassan, élue sous l’étiquette de La France insoumise, a été placée en garde à vue à Paris. Cette mesure fait suite à une enquête ouverte pour apologie du terrorisme, déclenchée par un message controversé qu’elle a publié sur le réseau social X. Dans ce tweet, depuis supprimé, elle rendait hommage à Kōzō Okamoto, responsable de l’attentat de l’aéroport de Lod en 1972.

EN BREF

  • Rima Hassan est en garde à vue pour apologie du terrorisme et possession de stupéfiants.
  • Un tweet sur Kōzō Okamoto a déclenché une enquête pour apologie d’actes terroristes.
  • Les drogues de synthèse retrouvées dans son sac pourraient avoir des conséquences judiciaires sévères.

Rima Hassan, militante influente et figure emblématique de LFI au Parlement européen, a souvent fait l’objet de controverses. Ses positions sur le conflit israélo-palestinien ont suscité des signalements et des enquêtes pour apologie du terrorisme. Cette nouvelle garde à vue, couplée à un volet surprenant concernant des stupéfiants, pourrait avoir des répercussions significatives sur sa carrière politique ainsi que sur l’image qu’elle projette auprès de ses partisans et de ses opposants.

Au cœur de cette affaire, le message où elle saluait le parcours de Kōzō Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise, soulève des questions. En effet, Okamoto est le seul survivant du commando ayant mené l’attaque de Lod, qui a fait 26 morts et de nombreux blessés. Dans son tweet, Rima Hassan évoquait un prétendu devoir de résistance, une formule que la police considère comme relevant de l’apologie d’actes terroristes. La justice a alors confié l’enquête au pôle national de lutte contre la haine en ligne pour déterminer le sens politique et juridique de ses propos.

La convocation de l’eurodéputée a pris une tournure inattendue lors de la découverte dans son sac de quelques grammes de drogue de synthèse. Cette découverte a entraîné l’ouverture d’une procédure parallèle pour usage, transport et détention de stupéfiants, s’ajoutant ainsi à l’enquête initiale. À ce jour, les détails concernant la nature exacte de la substance et la quantité retrouvée n’ont pas été communiqués. Les sanctions potentielles pour ce type d’infraction peuvent être sévères, avec des peines allant jusqu’à un an de prison et 3 750 € d’amende pour l’usage, et jusqu’à dix ans de prison et 7 500 000 € d’amende pour la détention.

Les drogues de synthèse englobent des substances psychoactives fabriquées en laboratoire et souvent commercialisées sous forme de poudres ou de comprimés. Néanmoins, rien ne permet pour l’instant de déterminer la nature exacte du produit impliqué dans cette affaire.

Cette situation complexe s’inscrit dans un contexte de controverses croissantes. En décembre 2024, l’Observatoire juif de France a déposé une plainte fondée sur des captures d’écran de messages où Rima Hassan évoquait « la résistance armée palestinienne ». De plus, ses déclarations après l’attaque du 7 octobre 2023 avaient déjà conduit à une enquête pour apologie du terrorisme, attestant que ses communications en ligne sont surveillées de près.

Dans le camp de La France insoumise, plusieurs responsables interprètent cette nouvelle garde à vue comme une escalade dans un climat de harcèlement judiciaire à l’encontre des voix pro-palestiniennes. Ils s’interrogent également sur les limites de l’immunité parlementaire concernant des propos tenus en dehors de l’hémicycle.

Alors que l’affaire se développe, les répercussions sur la carrière de Rima Hassan et sur le mouvement politique qu’elle représente restent à voir. Cette situation soulève des questions cruciales sur la liberté d’expression et les limites de l’engagement politique dans le cadre d’un débat souvent passionné et polarisé.