Rima Hassan en garde à vue pour apologie du terrorisme et possession de drogue

Rima Hassan, eurodéputée de La France insoumise (LFI), fait à nouveau l’objet d’une attention médiatique et judiciaire. Le 2 avril 2026, elle a été placée en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Paris, dans le cadre d’une enquête pour « apologie du terrorisme ». Cette affaire survient après la publication sur les réseaux sociaux d’un message controversé, en référence à un ancien membre de l’Armée rouge japonaise.

EN BREF

  • Rima Hassan sera jugée le 7 juillet pour apologie du terrorisme.
  • Une petite quantité de drogue de synthèse a été trouvée dans son sac.
  • La garde à vue a suscité des réactions au sein de La France insoumise.

Le parquet de Paris a annoncé que l’eurodéputée, âgée de 33 ans, sera jugée le 7 juillet prochain pour avoir, selon les accusations, fait l’apologie du terrorisme à travers un post publié fin mars sur son compte X. Ce message faisait référence à Kozo Okamoto, un membre de l’Armée rouge japonaise, impliqué dans un attentat à l’aéroport de Tel-Aviv en 1972, qui avait causé la mort de 26 personnes. Ce dernier est le seul survivant des trois auteurs de cette attaque.

Dans son tweet, Rima Hassan évoquait les propos de Kozo Okamoto : « J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir ». Ce message a été accompagné de drapeaux japonais et palestiniens, ainsi que d’une photo controversée. L’avocat de l’eurodéputée, Vincent Brengarth, a défendu que cette publication ne constituait pas une apologie des actions de Okamoto, mais était plutôt le reflet d’un « état d’esprit » en faveur de la résistance.

La publication a attiré l’attention de la justice après avoir été signalée par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et a suscité des plaintes de la part de l’Organisation juive européenne (OJE) ainsi que de la Licra. Suite à sa garde à vue, Rima Hassan a reçu une convocation au tribunal correctionnel pour le 7 juillet. Si elle est reconnue coupable, elle risque une peine de sept ans d’emprisonnement et une amende de 100 000 euros.

En plus de l’accusation d’apologie du terrorisme, une fouille effectuée durant sa garde à vue a révélé la présence d’une petite quantité de drogue de synthèse dans son sac. Cette découverte a conduit à une nouvelle convocation de la députée pour une audition libre, qui s’est tenue le lendemain de sa garde à vue.

La situation de Rima Hassan, qui bénéficie d’une immunité parlementaire, a provoqué des réactions vives au sein de son parti. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, dénonçant ce qu’il qualifie de « police politique » qui bafoue l’immunité parlementaire en France. Cette affaire soulève des questions importantes sur les limites de la liberté d’expression et le rôle des élus dans le débat public.

La question de l’immunité parlementaire de Rima Hassan est centrale dans ce contexte. Malgré sa protection en tant qu’eurodéputée, la procédure judiciaire en cours illustre les tensions existantes entre la liberté d’expression et la lutte contre le terrorisme. Ce cas pourrait avoir des implications significatives pour d’autres élus, en particulier ceux qui prennent des positions controversées.

Alors que le procès approche, l’affaire Rima Hassan continue d’alimenter les discussions sur la justice, la politique et les droits des parlementaires en France. Les événements à venir seront scrutés de près, tant par les médias que par le public, qui s’interrogent sur la manière dont la justice traitera cette affaire délicate.