Rima Hassan, eurodéputée insoumise, face à la justice pour apologie de terrorisme

Rima Hassan, eurodéputée affiliée à La France insoumise, se retrouve au cœur d’une tempête judiciaire qui soulève des questions profondes sur la liberté d’expression et la responsabilité des élus. Elle est convoquée devant le tribunal correctionnel après avoir été mise en cause pour apologie de terrorisme suite à une publication controversée sur les réseaux sociaux.

EN BREF

  • Rima Hassan est accusée d’apologie de terrorisme pour un message sur Kozo Okamoto.
  • Elle a aussi été trouvée en possession de substances illicites, dont du CBD et de la 3MMC.
  • Une procédure distincte pour possession de drogues est également ouverte contre elle.

Les faits remontent au 26 mars 2026, lorsque Rima Hassan a publié un hommage à Kozo Okamoto, un membre notoire de la Japanese Red Army, à la suite de l’attaque meurtrière de l’aéroport de Ben-Gourion en 1972. Cette publication, qui a suscité une vive indignation, a conduit à une enquête pour apologie de terrorisme, déclenchée par une plainte de l’Observatoire juif de France.

Le 31 mars, Hassan a été entendue par la police judiciaire. Elle a été placée en garde à vue, mais a été relâchée le 2 avril. Néanmoins, elle devra comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris le 7 juillet 2026. Le parquet a précisé que le délit d’apologie de terrorisme, en vertu de la législation actuelle, peut entraîner jusqu’à sept ans d’emprisonnement et une amende de 100 000 euros.

Cette affaire suscite des réactions passionnées, divisant l’opinion publique. D’un côté, certains soulignent la gravité de l’apologie du terrorisme, tandis que d’autres s’inquiètent d’une potentielle dérive concernant la liberté d’expression. Rima Hassan, quant à elle, clame son innocence, qualifiant les accusations de « totalement fausses ». Une conférence de presse est prévue pour le 3 avril, dans laquelle elle espère clarifier sa position.

Parallèlement à cette affaire d’apologie, une autre dimension est apparue. Lors de la fouille de son sac, les enquêteurs ont découvert des substances pouvant être classées comme de la drogue. Rima Hassan a reconnu avoir en sa possession du CBD, mais conteste formellement la possession de 3MMC, une drogue de synthèse. Cette substance, moins onéreuse que la cocaïne, est connue pour ses effets euphorisants et est devenue de plus en plus répandue en France depuis une dizaine d’années.

Si la possession de 3MMC peut théoriquement entraîner jusqu’à un an de prison, la plupart des cas aboutissent à des amendes légères, souvent de 200 euros. Cela souligne l’importance de la dimension symbolique attachée à la conduite des élus et à l’exemplarité attendue d’eux, en particulier dans des contextes aussi sensibles.

Cette situation ne fait qu’ajouter à la complexité de l’affaire, remettant en question non seulement le rôle des élus dans la sphère publique, mais également la perception de la consommation de drogues parmi les personnalités politiques. Les implications de cette affaire pour Rima Hassan, ainsi que pour La France insoumise, restent encore à définir, mais elles promettent de ne pas passer inaperçues dans le paysage politique français.

Rima Hassan se trouve à un tournant délicat de sa carrière politique, et les suites de cette affaire pourraient avoir des répercussions importantes sur son avenir et sur le mouvement qu’elle représente.