Rima Hassan, eurodéputée LFI, en garde à vue pour apologie du terrorisme et stupéfiants

Jeudi 2 avril 2026, l’eurodéputée Rima Hassan, élue sous la bannière de La France insoumise (LFI), a été placée en garde à vue à Paris. Cette arrestation fait suite à un message controversé publié sur le réseau social X, dans lequel elle rendait hommage à Kōzō Okamoto, un individu impliqué dans l’attaque de l’aéroport de Lod en 1972. Cette situation, qui soulève des questions juridiques complexes, pourrait avoir des répercussions significatives sur sa carrière politique.

EN BREF

  • Rima Hassan placée en garde à vue pour apologie du terrorisme.
  • Découverte de stupéfiants dans son sac lors de l’interrogatoire.
  • Un climat de tensions autour de ses prises de position pro-palestiniennes.

Ce tweet, depuis supprimé, a été jugé suffisamment problématique pour déclencher une procédure pénale. Hassan y évoquait un devoir de résistance, une expression qui a attiré l’attention des enquêteurs, qui l’interrogent sur le sens politique et juridique de ses propos. La justice a confié l’enquête au pôle national de lutte contre la haine en ligne, une mesure qui démontre la gravité des accusations portées contre elle.

La situation a pris une tournure inattendue lorsque les enquêteurs, lors de son interrogatoire, ont découvert dans son sac quelques grammes de drogue de synthèse. Cette découverte a conduit à l’ouverture d’une procédure pour usage, transport et détention de stupéfiants. Les peines encourues pour ce type d’infraction peuvent être sévères, allant jusqu’à un an de prison et 3 750 € d’amende pour usage, et jusqu’à 10 ans de prison et 7 500 000 € d’amende pour transport ou détention.

Les drogues de synthèse, souvent fabriquées en laboratoire, sont des substances psychoactives qui peuvent avoir des effets divers et souvent dangereux. À ce jour, aucun détail n’a été divulgué concernant la nature exacte de la substance retrouvée dans le dossier de la députée.

Cette affaire survient dans un contexte de tensions croissantes autour des discours pro-palestiniens. En décembre 2024, l’Observatoire juif de France avait déjà porté plainte contre Rima Hassan, en s’appuyant sur des captures d’écran de ses messages où elle évoquait la résistance armée palestinienne. Ses déclarations, particulièrement celles tenues après l’attaque du 7 octobre 2023, avaient déjà conduit à l’ouverture d’enquêtes pour apologie du terrorisme, confirmant que ses activités en ligne sont étroitement surveillées.

Au sein de La France insoumise, certains responsables dénoncent ce qu’ils qualifient de harcèlement judiciaire à l’encontre des voix pro-palestiniennes. Ils soulèvent également la question des limites de l’immunité parlementaire concernant des propos tenus en dehors de l’Assemblée. Cette nouvelle garde à vue pourrait ainsi marquer un tournant dans la carrière de Rima Hassan, un visage emblématique de LFI au Parlement européen.

Dans ce climat tendu, les soutiens et les détracteurs de l’eurodéputée se mobilisent autour de cette affaire qui soulève des enjeux juridiques et politiques majeurs. L’issue de cette situation pourrait avoir des conséquences durables sur son avenir politique et sur la perception de ses convictions au sein de l’électorat.