La situation de Rima Hassan, eurodéputée de La France insoumise, prend une tournure judiciaire. Après avoir été placée en garde à vue, elle a reçu une convocation devant le tribunal correctionnel pour le 7 juillet, en raison d’accusations d’apologie du terrorisme. Cette affaire fait suite à un message publié sur le réseau social X, qui a depuis été supprimé.
EN BREF
- Rima Hassan convoquée pour apologie du terrorisme le 7 juillet.
- Un message controversé publié sur X a déclenché une enquête.
- La députée dénonce des accusations infondées et évoque des fuites illégales.
Cette décision du parquet de Paris survient après que l’élue a été interrogée par la police judiciaire dans le cadre d’une enquête menée par le pôle national de lutte contre la haine en ligne. Selon les informations fournies, le placement en garde à vue de Rima Hassan n’a pas nécessité la levée de son immunité parlementaire, étant donné le caractère de flagrance de l’enquête.
Le parquet a également mentionné que des substances, potentiellement du CBD et de la 3MMC, ont été trouvées lors de la fouille de ses effets personnels. Bien que ces éléments soient en cours d’examen, ils seront traités dans le cadre d’une procédure distincte, éloignant ainsi les accusations d’apologie du terrorisme de cette affaire.
Le 26 mars, Rima Hassan a partagé un message sur X concernant Kozo Okamoto, un membre de l’Armée rouge japonaise, connu pour avoir participé à un attentat meurtrier en Israël en 1972. Ce message controversé a suscité des réactions vives, dont une plainte déposée par l’Observatoire juif européen le jour même de sa publication.
À sa sortie de garde à vue, Rima Hassan a fermement contesté les accusations portées à son encontre. Sur X, elle a qualifié ces accusations de « totalement fausses », évoquant des fuites illégales. Elle a également précisé que la seule substance trouvée sur elle était du CBD, qu’elle utilise à des fins médicales et qui est légal en France. Elle a annoncé son intention de poursuivre en justice ceux qui ont relayé ces informations erronées.
Son entourage a également dénoncé le traitement réservé à la députée, parlant de « sérieuses irrégularités » concernant son placement en garde à vue. Ils affirment même que Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, a contacté les autorités françaises pour obtenir des éclaircissements sur cette situation, qu’ils considèrent comme un contournement de l’immunité parlementaire. Le Parlement européen, de son côté, a confirmé être en contact avec les autorités nationales sans commenter les procédures en cours.
Cette affaire n’est pas sans précédent pour Rima Hassan, qui fait l’objet d’une enquête depuis fin 2023 suite à des propos jugés favorables au Hamas, après l’attaque du 7 octobre. Jean-Luc Mélenchon, fondateur de La France insoumise, a exprimé sa solidarité avec Rima Hassan, dénonçant ce qu’il qualifie de « police politique » et affirmant qu’il n’y a plus d’immunité parlementaire en France.
Les répercussions de cette affaire continueront d’être suivies de près, tant par les médias que par les citoyens soucieux du respect des droits des élus en France.