Ce jeudi 2 avril 2026, l’eurodéputée Insoumise Rima Hassan a été placée en garde à vue à Paris, selon des informations relayées par BFMTV. Cette mesure fait suite à une enquête portant sur des faits présumés d’apologie du terrorisme, liés à un message qu’elle a diffusé sur les réseaux sociaux.
EN BREF
- Rima Hassan a été placée en garde à vue à Paris pour apologie du terrorisme.
- Un tweet à propos de Kōzō Okamoto est au cœur de l’enquête.
- Cette situation survient alors qu’elle fait déjà l’objet d’une plainte pour des propos similaires.
Figure montante de La France insoumise au Parlement européen, Rima Hassan est souvent suivie pour ses prises de position sur le conflit au Proche-Orient. Ce nouvel incident vient raviver les tensions autour de ses publications en ligne, qui ont déjà suscité des controverses par le passé. L’enquête actuelle se concentre sur un tweet qu’elle a publié le 26 mars, concernant Kōzō Okamoto, un ancien membre de l’Armée rouge japonaise, reconnu responsable d’une attaque meurtrière à l’aéroport Ben-Gourion en Israël en 1972.
Selon des sources, ce message, dont le contenu exact n’a pas été rendu public, aurait pu présenter Okamoto ou son action de manière favorable, ce qui pourrait constituer une infraction au regard de la législation française. Il est important de rappeler que l’apologie du terrorisme est un délit passible de cinq ans de prison et d’une amende de 75 000 euros, des peines qui s’alourdissent à sept ans et 100 000 euros lorsque les propos sont tenus en ligne.
Bien que la garde à vue de Rima Hassan soit une mesure d’enquête, et qu’aucune culpabilité n’ait encore été établie, cet épisode intervient dans un contexte déjà tendu. En effet, l’eurodéputée fait face à une plainte déposée en décembre 2024 par l’Observatoire juif de France, également pour apologie du terrorisme. Cette plainte repose sur des captures d’écran de ses publications sur X, qui incluent des messages controversés sur la légitimité de la résistance armée palestinienne.
Face à ces accusations, Rima Hassan a choisi d’adopter un ton ironique sur les réseaux sociaux, évoquant ces plaintes comme des « cadeaux » pour ses anniversaires. Elle a également dénoncé ce qu’elle considère comme un réseau de propagande lié au régime israélien derrière cette action.
Cette situation met en lumière les enjeux délicats de la liberté d’expression dans le contexte des conflits internationaux, et soulève des questions sur les limites de l’engagement militant sur les réseaux sociaux. Les conséquences juridiques de ses publications pourraient avoir des répercussions significatives sur sa carrière politique et son image publique.
Dans un climat où les discours entourant le conflit israélo-palestinien sont particulièrement sensibles, la position de Rima Hassan pourrait également influencer les débats à venir au sein de son parti et au-delà. Alors que la garde à vue se poursuit, l’attention se tourne vers les implications de cette affaire pour la liberté d’expression et la lutte contre la haine en ligne en France.